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Cachot d'esclaves de l'Habitation Belmont

Monument - Trois-Rivières

L'origine de l'Habitation Belmont remonte au début de la colonisation de la Guadeloupe, à la fin du XVIIè siècle. A cette époque, la sucrerie employait des esclaves noirs et des engagés blancs venus de France. En 1687, ils étaient plus de 70 à travailler sur le site et juste avant la Révolution, l'Habitation employait 214 esclaves pour cultiver la canne, la manioc et la banane. Le sucre était produit dans un atelier doté de quatre chaudières. Quoique vendue à deux reprises, en 1752 et 1772, l'Habitation fut la propriété de la famille Botreau-Roussel pendant près de 200 ans. Parmi les quelques vestiges encore préservés répartis sur plusieurs terrains privés, le plus remarquable reste le cachot d'esclaves à la section Roussel. Ce réduit voûté de 4 m2 construit en maçonnerie ét doté simplement d'une banquette en dur était destiné à enfermer les esclaves punis par le maître. La petite cour en avant du cachot semple avoir été rajoutée ultérieurement. Contrairement aux esclaves qui, exception faite de ceux qui devenaient affranchis, arrivaient sur les nouvelles terres de captivité pour toujours, les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans, d'où leur surnom de "trente-six mois". Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Au terme de son contrat, à la différence de l'esclave, si l'engagé réussissait à survivre aux terribles conditions de vie qui lui étaient imposées, il obtenait sa liberté et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir à son tour planteur. Les candidats au voyage venaient principalement de l'Ouest et du Nord-Ouest de la France. C'étaient en majorité des ruraux mais il y avait aussi des artisans (menuisiers, forgerons, maçons, briquetiers, tonneliers…). A la demande de la Compagnie des Îles d'Amérique (fin XVIIè), le recrutement se fit parmi les repris de justice et les malfaiteurs, ceux qui étaient prêts à tenter l’aventure vers d'autres cieux afin de se faire une nouvelle vie. Beaucoup d’entre eux étaient d'ailleurs tout simplement expulsés vers les colonies afin de les éloigner du Royaume de France. Il y avait aussi un petit pourcentage de cadets de famille, fils de nobles qui, à l'époque, ne pouvaient prétendre à une quelconque part de l’héritage de leur père et qui se risquaient vers une nouvelle vie outre Atlantique.

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