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Sainte-Rose

Basse Terre - Sainte-Rose

 

Sainte-Rose : parfum de canne et senteurs marines.

La commune de Sainte-Rose, située à l’extrémité nord de la Basse Terre, s’étend sur une superficie de 119,6 km2 et compte plus de 21 000 habitants. C’est une des plus grandes communes de Guadeloupe.
Si la vocation première de Sainte-Rose était la culture du tabac et du coton, la région devint rapidement grande productrice de sucre et de rhum. Il est vrai que la présence de nombreuses rivières favorisait la culture de la canne. Bien que la crise de l’industrie sucrière ait entraîné la fermeture en 1973 des usines de Comté de Lohéac et de Bonne-Mère, cette dernière faisant toujours fonctionner sa distillerie, Sainte-Rose abrite encore deux distilleries produisant des rhums de haute qualité, régulièrement primés : le Domaine de Séverin, à Cadet, et la distillerie Reimonenq et son Musée du Rhum, à Bellevue.
On assiste depuis quelques années à une diversification de la production agricole avec notamment le développement du savoureux “ananas bouteille”.
Une grande variété de paysages constitue un formidable atout naturel pour l’activité touristique. La création de nombreux gîtes blottis au cœur d’une végétation luxuriante et l’ouverture de plusieurs restaurants proposant spécialités traditionnelles et fruits de mer démontrent d’ailleurs l’intérêt que portent les habitants au tourisme.
Le port constitue un excellent site d’embarquement pour la découverte de magnifiques fonds marins ou une balade dans la réserve naturelle du Grand cul-de-sac marin. Gérée par le Parc national, cette réserve présente la juxtaposition de 3 grands écosystèmes, mangrove, herbiers et récifs coralliens. On y trouve des quantités d’espèces d’éponges, de coraux, de gorgones, de mollusques, de crustacés, des tortues marines et plus de 250 espèces de poissons.
La D19 conduit à Sofaïa et ses fameux bains sulfureux. En chemin, arrêt à l’Ecomusée Créole qui propose de découvrir le patrimoine naturel, historique et culturel de la Guadeloupe ainsi qu’un jardin créole aux nombreuses plantes médicinales, culinaires et aromatiques. Au bout de 6 km, on parvient à la source et son eau à 31°, apparue vraisemblablement lors du tremblement de terre de 1843. On jouit ici d’une irrésistible vue panoramique. C’est aussi le point de départ d’une trace qui rejoint la Côte sous le Vent à Baille-Argent (5 heures de marche). De nombreux bassins, cascades et sources chaudes laissent au promeneur l’opportunité de choisir entre délicieuses haltes fraîcheur et étapes tonifiantes : source et aire de pique-nique “Madelonnette“, dans les hauteurs de Duportail, randonnées pédestres, saut des 3 cornes, chute muraille, dans les hauteurs de Bis (2 h à pied), saut de Conodor, source chaude de Solitude (2 h 30 de marche), bassin Diffico. Répartis le long du littoral, plusieurs vestiges du passé sainte-rosien nous replongent dans l’histoire (ruines de l’église de Madame, sites archéologiques de Madame et Vieux-Fort, ancien aqueduc de l’Habitation la Ramée et Sucrerie de Nogent). La N2 longe une côte formée d’anses et de plages au sable clair, lieux de ponte des tortues marines (mars et avril). Au large de la Pointe Allègre, deux îlets ajoutent au charme de la côte : l’Ilet à Kahouanne et l’Ilet Tête-à-l’Anglais.
La D18 permet de gagner Deshaies par l’intérieur. Ce tronçon passe à proximité du piton de Sainte-Rose (point culminant à 357 m du massif nord de la Basse-Terre) qui offre un très beau point de vue sur le Grand Cul-de-Sac Marin.

Visite de Sainte-Rose.
 
Sainte-Rose a d’abord porté le nom de paroisse du Grand Cul-de-Sac Marin, plus tard, celui de Saint-Pierre, puis de Sainte-Rose. Les Français débarquèrent à la Pointe Allègre en 1635 sous la conduite de Duplessis (fidèle lieutenant de Pierre Belain d’Esnambuc et qui s’est brillamment illustré pendant la conquête de l’île Saint-Christophe alors capitale des nouvelles Antilles françaises) mandatés par la Compagnie des îles d’Amérique pour coloniser la Guadeloupe et de Liénal de l’Olive accompagnés de quatre religieux de l’ordre de Saint-Dominique (Raymond Breton, Pierre Pélican, Nicolas Bréchet et Pierre Gryphon), choisis par les soins de Richelieu et quatre cents colons engagés par contrat pour trois ans. la région resta d’abord quasiment inhabitée ne laissant place qu’à un paysage d’habitat dispersé. Dès les années 1650 et suivantes cependant, les vastes étendues du territoire qui s’étirent du littoral au piémont favorisèrent l’introduction de la canne à sucre. Alors se développa une économie sucrière avec la création d’habitations-sucreries dont plusieurs ont donné leur nom à des sections de Sainte-Rose. En 1710, le Roi Louis XIV par lettres patentes en faveur de Pierre Gilbert de Crapado permit la création d’un centre administratif “Le Comté de Lohéac“ avec obligation de créer une église qui eut pour patron Saint-Pierre du prénom de Monsieur de Crapado. Quand la bourgade fut développée le long du littoral, on la transféra sur le morne où on la trouve aujourd’hui. Commencée en 1743, elle n’est achevée que 12 ans plus tard à cause des multiples ouragans et fut dédiée à une métisse péruvienne, “Sainte-Rose de Lima”. C’est probablement alors qu’on choisit sainte-Rose pour patronne, célébrée le 23 août. Toutefois en 1794, le conventionnel Victor Hugues baptisa Sainte-Rose d’un patronyme révolutionnaire “Tricolore“, dont une place porte encore le nom. Mais la Commune reprendra son nom à la Restauration. C’est en 1729 qu’y naquit Jean Etienne Bernard de Clugny, le seul Ministre des Finances de la France né en Guadeloupe, qui succéda à Turgot en 1776. La visite du bourg permet de retrouver quelques maisons traditionnelles encore bien conservées ainsi que, dans le quartier bord de mer, la “maison blanche“, premier édifice administratif de la ville (successivement mairie, école, bureau de poste, salle des fêtes et musée) créé par l’architecte Ali Tur en 1935. Sur l’esplanade de la Mairie, trônent la remarquable Mère Fontaine et ses angelots.

La pêche occupe toujours une place importante avec les ports de Morne-Rouge et du bourg. La réalisation du nouveau port de pêche et de plaisance, outil majeur du développement de la commune, prévoit les infrastructures pour répondre aux besoins des pêcheurs et des plaisanciers. Il est aussi le point de départ pour les excursions vers les ilets alentour, la plongée sous-marine et la découverte de la mangrove. Sa marina abrite aussi une base de canoé-kayak.

La commune de Sainte-Rose continue aujourd’hui son développement avec la restructuration de l’agglomération principale accompagnée de nombreux programmes de logements, la rénovation du quartier bord de mer, l’aménagement du quartier de la Boucan, la création de nouveaux quartiers d’habitation à Bébel et à Nogent-Vinty.

Une nouvelle dynamique a été engagée grâce à la relance des activités commerciales, notamment dans le centre ville, l’installation du pôle d’activité de Nogent et le développement spectaculaire de la zone de Nolivier, qui accueille de nombreuses sociétés dont plusieurs entreprises locales spécialisées dans l’alimentaire comme “Cochon Pays Guadeloupe“, les sauces créoles “Dame Besson“, les piments “Man Féfé“ et les délicieuses confiseries artisanales de “Karaib’ Confiseries“. Des efforts sont également fournis pour améliorer la qualité de vie avec la création de nouvelles zones de promenade, l’aménagement d’espaces verts et d’aires de jeux. L’intérêt démontré par la commune en matière d’environnement se retrouve avec la mise en valeur du littoral entre la plage de Cluny et la plage des amandiers concrétisée notamment par le programme d’aménagement de l’Anse des îles et le projet de site naturel et culturel initié par le Conseil départemental à la Pointe Allègre. Ambition environnementale encore avec la nouvelle unité de recyclage permettant de produire du biogaz et le développement d’énergies complémentaires puisque huit éoliennes géantes pour une puissance totale de 16 mégawatts ont été installées sur le site de l’Espérance. De quoi alimenter 17 000 habitants sur une population de 21 000.

Cette volonté de modernisation s’accompagne d’une politique active sur le plan scolaire, avec notamment la construction du collège de la Boucan, et sur le plan sportif. Grâce à l’implantation de terrains bien répartis sur la commune, des infrastructures rénovées (stade municipal et hall des sports) et l’aménagement de la base nautique, de nombreuses activités peuvent être pratiquées. Sports d’équipe bien sûr, à l’exemple l’USR le club phare, cyclisme, mais aussi hippisme, VTT, tennis, voile traditionnelle, plongée sous-marine et canoë-kayak.

Géré par la Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative (DJSVA), le Centre de loisirs scientifiques et techniques Louis Daniel Beauperthuy, portant le nom du célèbre médecin et chercheur né en 1808 à Sainte-Rose, accueille tout au long de l’année, conférences et animations sur les sciences et les nouvelles technologies destinées aux scolaires et au grand public. Administrée par Claudine Bajazet, première femme Maire de sainte-Rose, la ville est fière d’avoir vu naître sur son territoire les deux écrivains François Nicolas Vincent Campenon (né en 1772) et Privat d’Anglemont (né en 1815) et d’être la commune de célèbres joueurs de Ka comme Cristène Aigle, Henri Delos et Antoine Sopta, Sainte-Rose perpétue sa vocation artistique et culturelle. La commune propose différents rendez-vous lors du très attendu Carnaval (kannaval Lima’ss) où se distinguent de nombreux groupes et pendant la traditionnelle fête patronale, en août, où spectacles, parades nocturnes, jeux, concerts, défilés, animations et compétitions participent activement aux festivités dans toutes les sections de la commune - www.sainte-rose.org. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles dans les bureaux d’information touristique.

 

 

 

 

 

 
 

 
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