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Temple hindou de Gaschet

MonumentM - Port-Louis

Implantée essentiellement à Port-Louis, Saint-François, Le Moule et Capesterre-Belle-Eau, la communauté indienne, qui regroupe plus de 50 000 personnes, a su conserver ses traditions. Après l'abolition de 1848, pour compenser la pénurie de main d'œuvre, on eut recours à l’immigration. Ainsi arrivèrent des engagés venus surtout d'Inde. Ils ont apporté leur coutume et préservèrent l'expression de leur communauté. Tous les courants d'opinion reconnaissent aujourd'hui l'indianité comme partie intégrante de l'identité guadeloupéenne. On note d'ailleurs depuis quelques années un regain d'intérêt pour les pratiques hindouistes, notamment de la part des jeunes, à travers les associations, qui s'efforcent de ne pas laisser disparaître les traditions religieuses de leurs ancêtres. Les mâts, les sanctuaires, les chapelles, la flore, les rites, les coutumes toutes les émancipations de l'indianité s'inscrivent dans la synthèse réalisée par cette culture. La religion indienne de Guadeloupe se caractérise principalement par l'adoration populaire de Maliémin et Kâli et se pratique, hors de la maison, dans des lieux aménagés, par le culte, le sacrifice, les fêtes et les festins. Chaque temple est dédié à une divinité. On distingue les chapelles pour la divinité Maliémin (les plus nombreuses), les chapelles pour Kali, les chapelles pour Maldévilin, les mâts, pour Nagoulou Mila et quelques temples pour des divinités autres. La statuaire joue un role fondamental. Statues en provenance directe de l'Inde ou réalisées par des créateurs locaux qui s'inspirent de la représentation des divinités indiennes sur les chromos importés du pays d'origine. On trouve une grande diversité tant dans les styles que dans les interprétations portées sur la statuaire. D'autres sculptures sont l'œuvre des desservants des temples qui aménagent eux-mêmes leurs lieux de culte en s'inspirant de l'imagerie indienne, ou, disent-ils, de leurs rêves. Ces réalisations marquent l'existence d'un nouvel art religieux populaire guadeloupéen. A l'exemple du temple de Gaschet, les sanctuaires se trouvent la plupart du temps à proximité d'un point d'eau (rivière, étang, mer), nécessaire pour certaines cérémonies. L'espace du temple comprend le temple proprement dit (chapelle ou Koylou), et le terrain adjacent, qui, abrite les lieux de culte complémentaires. C'est dans le bâtiment principal que sont déposées les statues des divinités et que s'effectuent les prières. Les sacrifices d'animaux se font à l'extérieur. On peut observer qu'au-delà du plan architectural, aux lignes sobres, sculptures, frontons, peintures n'ont pas seulement pour but d'omer, mais encore d'affirmer les marques extérieures de l'identité hindoue en leur donnant une grande visibilité. Les temples privés en Guadeloupe font d'ailleurs preuve d'une manifeste exubérance du décor, à l'intérieur comme à l'extérieur. Au même titre que pour les statues, cette décoration est issue de diverses sources venues d'imagerie populaire indienne, de magazines, de courants créatifs qui favorisent l'intégration de ces lieux dans la vie quotidienne.

Temple hindou de Gaschet
Temple hindou de Gaschet
La chapelle et les drapeaux bleu, blanc, rouge du mât représentant Nagour Mira
La chapelle et les drapeaux bleu, blanc, rouge du mât représentant Nagour Mira
Chapelle dédiée à Kâli
Chapelle dédiée à Kâli
Chapelle dédiée à la divinité Hanouman
Chapelle dédiée à la divinité Hanouman
chemin bleu
madelia
kaladja
corrida du sud
le poisson d'or

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