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Pointe-Noire

Basse Terre - 6 519 Hab.

Pointe-Noire : peuple ardent, terre de création.

S’étendant avec une superficie de 5971 ha sur le versant occidental du massif volcanique de la Basse Terre qui se jette dans la mer des Caraïbes, à l’abri du vent, sillonnée de nombreux cours d’eau et présentant une succession de mornes à la terre fertile, la commune de Pointe-Noire, aujourd’hui forte de 7689 habitants, est limitée au sud par la Rivière Colas, au nord par la Ravine Petite Anse.
Autrefois centre de production de cacao, de vanille et de café, elle s’est ensuite tournée vers l’exploitation du bois avec l’implantation de nombreuses scieries et la production de charbon de bois. L’économie de Pointe-Noire offre aujourd’hui la particularité de faire cohabiter un secteur traditionnel encore vivace puisant ses racines dans les métiers du bois et les activités artisanales, avec la valorisation de ses sites naturels. Attachée au principe de développement durable, la municipalité a engagé depuis quelques années sur son territoire une démarche pour un tourisme qualifié d’intégré. Ebénistes, charpentiers, menuisiers continuent à œuvrer avec le même amour de leur métier. Loin des grands centres commerciaux ou zones industrielles, nombreux sont ceux qui continuent à démontrer leur savoir-faire dans les professions du bâtiment mais aussi dans les métiers de bouche où de père en fils, chacun continue à créer des produits aux saveurs inégalées. Des établissements destinés à la redécouverte des productions locales et au redéploiement d’activités nouvelles ont ainsi vu le jour favorisant les programmes de replantation et le lancement d’une diversification agricole. Parcourant les routes de site en site, on retrouve les pratiques ancestrales de la culture de la vanille, les saveurs subtiles des confitures de fruits, le long processus de l'élaboration du chocolat, la fabrication du café, de la récolte à la torréfaction, le geste sûr du charpentier, la précision de l'amateur d'orchidées et le talent des artistes qui créent, façonnent et polissent avec application.
La pêche demeure une activité essentielle de l’économie pointe-noirienne. La pratique du halage reste encore vivace et la plus grande écloserie de ouassous de la Caraïbe se trouve dans la vallée de la rivière des Plaines.
Randonnées au cœur de la nature, activités nautiques et de loisirs, observation des fonds marins, rencontres avec le savoir-faire des artisans, Pointe-Noire propose au visiteur de nombreuses opportunités de découverte et de détente inoubliables. Le littoral offre du nord au sud une succession d’anses où pêcheurs et plaisanciers peuvent venir s’abriter, depuis Petite Anse et sa charmante plage, à l’Anse Colas au sud, en passant par l’Anse Baille-Argent, l’anse Marigot, en plein centre ville, l’Anse Guyonneau, largement ouverte sur la mer, l’Anse Caraïbe, avec sa plage du même nom.
Bordée de manguiers, corossoliers, gommiers et flamboyants aux fleurs écarlates (mai et juin), la route nationale 2 longe la côte du nord au sud et traverse plusieurs petites bourgades dont Baille-Argent et son charmant petit port de pêche. Terre de rencontres, il n’est pas rare de croiser les marchands ambulants proposant pâtés de coco, à la viande, gâteaux au beurre, pains de toutes sortes, redoublant d’inventivité les dimanches matin et lors des fêtes patronales en proposant en plus sorbets, “sinobols“, sucres à coco et autres friandises. Le bourg de Pointe-Noire, qui s’étire le long de la mer est animé par les nombreux commerces traditionnels et les ateliers qui résonnent aux coups des burins ou des ciseaux à bois. On peut y admirer plusieurs maisons créoles typiques encore bien conservées, notamment dans le quartier Saint-Jean, l’église Notre Dame du Port qui a gardé son ancienne façade et le cimetière attenant avec quelques tombeaux d’anciens notables et l’imposant “caveau des prêtres“, l’ancienne Mairie, de style Ali Tur, l’étonnante colonne polychrome commémorative de la Révolution et le traditionnel monument aux morts. La route récemment refaite qui longe l’anse Guyonneau (beau point de vue sur la mer) mène à la section Les Plaines où se trouvent la Maison du bois et le Parc aquacole avec son élevage de ouassous. Non loin de là le pont Eiffel veille sur le cours paisible de la rivière Petite Plaine. La N2 conduit ensuite vers la plage Caraïbe, véritable havre de détente, pour monter sur les hauteurs de Mahault, lieu de rencontre avec la célèbre Route des mamelles qui s’enfonce dans l’épaisse forêt domaniale. Depuis la côte, plusieurs routes s’élèvent vers la montagne et l’on pénètre dans une nature gardée intacte, à la végétation luxuriante, d’où l’on peut jouir d’une vue imprenable sur la mer des Caraïbes. D17 jusqu’au lieu-dit l’Espérance, D16 à la découverte du Saut d’Acomat, D23, route de la Traversée. Sur les hauteurs, se trouvent les départs de randonnées pédestres en pleine forêt, parcours classés selon leur degré de difficulté.

Visite de Pointe-Noire.

La commune de Pointe-Noire, fondée en 1696, doit son nom à la présence dans la mer d’une chaîne de roches granitiques volcaniques d’un noir bleuâtre recouvrant la Pointe située au nord du bourg. D’abord partie d’un vaste territoire appelée paroisse du Grand cul-de-sac, Pointe-Noire est devenue paroisse à part entière en 1730.
Peuple frondeur, les habitants de Pointe-Noire ont marqué leur histoire de leurs coups d’éclats. L'insurrection en 1715 d'un petit groupe de planteurs contre l’impôt “octroi par tête de noir“ institué par le roi, la bataille que livra en 1747 le Capitaine de milice Guyonneau avec 60 hommes pour porter aide à un brigantin poursuivi par une frégate anglaise, l’installation en décembre 1794 d’un tribunal révolutionnaire à l’époque de Victor Hugues, ou le passage en 1802 du Capitaine Ignace, fuyant Pointe-à-Pitre pour rejoindre Delgrès, s'inscrivent dans un passé glorieux.
Comme de nombreuses communes de Guadeloupe Pointe-Noire connut une activité sucrière puisque comptant sur ses terres à la fin du XVIIIè, plusieurs usines. En 1886 cependant il ne restait plus qu’une sucrerie (usine d’Acomat) et en 1889, seule fonctionnait encore la Distillerie Pagesy (à Grande Plaine, à l’emplacement de l’actuel Lycée). Outre la canne, la commune a jadis hébergé des cultures traditionnelles variées : cacao, café, coton, manioc, plantations de bananiers. En 1876, la culture du cacao occupait 90 hectares. En 1886, quatre habitations de coton et de roucou (graine qui réduite en pate servait à la teinture) occupait 655 hectares pour plus de 1000 travailleurs.
Tout au long du XIXè siècle, Pointe-Noire vécut pourtant une longue période de déclin accrue par plusieurs catastrophes naturelles, tremblement de terre de 1843, épidémie de choléra en 1865, cyclones de 1865, puis 1928, incendie en 1914.
Le XXè siècle consacra toutefois Pointe-Noire comme le berceau du travail du bois, Les scieurs de long étaient très recherchés et le savoir faire des charpentiers et menuisiers pointe-noiriens était reconnu sur toute l’île. Plusieurs générations vécurent ainsi de l’abattage d’arbres et du débitage en planches. Les fûts ainsi découpés servaient en ébénisterie et à la construction.
Le blason de la commune, entre mer et terre, présente deux scieurs de long opérant au pied d’un arbre, illustrant la tradition du travail du bois, Deux fleurs de balisier encadrent le blason qui porte la devise de la commune : Rex non verba, des actes, non des mots.
Malgré les tourments, la cohésion de cette population fut toujours préservée par l’action des différentes personnalités qui se succédèrent pour mener leur action au sein de la commune. Si la religion catholique joua un rôle de premier plan accompagnant une ferveur religieuse assumée, avec des personnages fortement impliqués comme le charismatique Prêtre Colbac, à qui l’on doit les messes célébrées en créole et au son du tambour, les différents chefs d’édilité s’attachèrent à bâtir les infrastructures nécessaires au développement économique et au traitement social de la population.
C’est sous la mandature du maire Saint-Cyr Pagesy qu’a été construite en 1933 l’ancienne mairie détruite par le cyclone de 1928 et reconstruite par l’architecte Ali Tur. La mise en place du pont Eiffel en 1935, puis la construction de la route vers Deshaies en 1957, et celle de la traversée en 1967 permirent à la commune son désenclavement. 

La ville dispose aujourd’hui d'équipements scolaires bien répartis sur le territoire communal, dont le Lycée intercommunal à Grande Plaine et accueille l'hôpital Louis Daniel Beauperthuy. Bénéficiant de structures dédiées, gymnase, piscine intercommunale, stade, le sport occupe à Pointe-Noire une place de choix. La natation avec le cercle des nageurs de Pointe-Noire, le hand ball, l’escrime, le football et le cyclisme, avec le célèbre club “la pédale pointe-noirienne“, mais le sport roi est sans conteste le basket-ball avec les deux clubs phare de la commune, dotés de nombreux titres, l’Etoile de l’Ouest (EDO), encore récent champion de Guadeloupe, et La Luciole, son indéfectible concurrent et lors des matchs haletants, les clameurs qui sortent du gymnase bondé de supporters passionnés s’entendent au loin. Cette énergie du monde associatif se retrouve aussi dans les activités culturelles de la commune. Disposant déjà d'une bibliothèque portant le nom d'Ancelot Bellaire, journaliste, homme politique et poète récompensé par de nombreux prix littéraires au siècle dernier, la commune a engagé la construction en plein centre ville d‘un Centre culturel et artistique doté d’un ciné-théâtre de 190 places, d’une école de musique, d’un studio d'enregistrement, d’un espace accueil loisirs destiné aux enfants et adolescents, de plusieurs salles de réunion mais également d’une nouvelle salle d'escrime et d’un dojo pour la pratique du judo dont l’activité favorable aux manifestations rayonnera sur toute la Communauté d’Agglomération du Nord Basse Terre (CANBT) dont elle est partie intégrante. Outre cette infrastructure de premier plan, autour de l’Office municipal de la vie associative, culturelle et sportive (OMVACS) de nombreuses associations s’investissent dans la mise en place d’ateliers où traditions et créations participent activement à l’animation culturelle. Lors des festivités inscrites dans le cadre de la fête patronale où les sections rivalisent d’ingéniosité, compétitions et démonstrations séduisent dans une joie partagée population et visiteurs. Le carnaval a retrouvé depuis quelques années une réelle vitalité grâce aux efforts developpés par les groupes dans la réalisation de costumes et la composition de musiques. Le Festika, festival sur le gwo ka créé en 2011 qui réunit des artistes de renom  et le Gwozey de Pak sur la plage Caraïbe connaîssent un vrai succès populaire. Organisés avec l’union des commerçants de Pointe-Noire et la Communauté d’agglomération du Nord Basse Terre, l’opération “Village nocturne“ en novembre et le Village de Noël en décembre sont autant d’occasions pour les habitants comme les visiteurs de se rencontrer et d’échanger dans un enthousiasme partagé.www.villepointenoire.fr. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme.

 
 
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