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Saint-Louis

Marie-Galante - 2 540 Hab.

 

Saint-Louis : passionnément nature.

Partageant son destin avec les deux autres communes de l'île que sont Grand-Bourg et Capesterre, Saint-Louis puise son histoire dans celle de l'île toute entière, l'occupation amérindienne, l'avènement de l'économie cannière, les nombreux conflits qui opposèrent Français et Anglais même si, au fil des siècles, cette zone à la géographie bien spécifique a su développer sa propre indentité. Les "huecoïdes, venant des régions andines, environ 500 ans avant notre ère, puis les Caraïbes, occupèrent la région, notamment le plateau des coqs et l'anse du coq. Ils vivaient de la pêche, cultivaient le coton et le manioc et pratiquaient la culture sur brûlis.
Le 3 novembre 1493, après une navigation de 21 jours à partir de l'île de Fer (Açores), Christophe Colomb venant de la Dominique arrive en vue d'Aïchi (nom donné par les Caraïbes), qu'il nomera Marie-Galante, comme son navire. Il débarqua sur la Côte sous le vent, dans la région de Folle Anse, mais s'intéressa peu à cette île jugée trop aride et où il était difficile de se procurer vivre et eau douce.
Les premiers Français, une cinquantaine d’hommes, installés à l'initiative du gouverneur Charles Houël, ne débarquèrent sur l'île qu'en 1648, dans une petite baie abritée, au nord-est du bourg actuel de Saint-Louis à proximité du lieu-dit Vieux-Fort. Le choix de ce site s'expliquait par la présence d'un lac d'eau douce bordé d'une mangrove, mais aussi par sa situation géographique, face à la Guadeloupe. C'est sur un promontoire de cette baie qu'ils construisirent leur campement, constitué de cases protégées par une palissade de rondins fermement plantés en terre. Ce modeste ouvrage prit le nom de fort. Si les premières années de cohabitation avec les populations autochtones semblent s'être déroulées calmement, tout changea en 1653, lorsque des Caraïbes venant de Dominique massacrèrent la totalité des colons en représailles de vols et viols commis dans leur village et exposèrent sur des piquets leurs têtes. Le site où se produisirent les faits se nomme aujourd'hui Massacre.
Les querelles perdurèrent jusqu'en 1660, année où un traité de paix fut signé à Basse-Terre entre Caraïbes et colons. Les principales cultures sur l'île étaient le coton, le tabac et l’indigo.
A la fin du XVIIè, la canne à sucre ayant été introduite sur l’île, les premiers esclaves furent amenés d'Afrique pour cultiver les plantations. Dans les années 1676 et suivantes, les Français furent plusieurs fois attaqués par les Hollandais, puis ce fut contre les Anglais, et ce, pendant plus d'un siècle (1692 à 1816) que les combats firent rage. En 1706, la paroisse se dota d'une chapelle.
En 1794, l'esclavage est aboli (première abolition), mais sera rétabli en 1802. La production du sucre se développait toujours avec la création de plusieurs habitations sucreries (Mayoumbé 1825, Grand Bassin 1827), le moulin de l'habitation Grand Pierre (fin XVIIIè), dernier en activité sur l'île, ayant fonctionné jusqu'en 1941.
En 1843, l'île fut touchée par un tremblement de terre. Vieux-Fort détruit, les administrations s’installèrent dans la baie de Saint-Louis, et le bourg se développa autour de l’activité sucrière. Les révoltes d'esclaves et l'intervention des abolitionnistes français aboutirent en 1848. C'est en 1864 que l’usine Desmarais fut créée. Son activité cessera en 1878. En 1865, un cyclone puis le choléra frappèrent l'île et sa population. D'autres cyclones touchèrent l'île notamment celui de 1928 et plusieurs bâtiments publics furent alors reconstruits selon les plans d'Ali Tur, architecte des Colonies, dans les années 30.
En 1994, la charte du pays Marie-Galante fut signée. Les trois communes qui le composent se sont engagées à valoriser la production locale et à protéger son patrimoine écologique. Marie-Galante se présente donc comme un pays vert en devenir et Saint-Louis entend bien jouer un rôle majeur dans ce nouveau destin.
Comptant 2650 habitants, la commune s'appuyant sur ses richesses naturelles s'est largement ouvert au tourisme en maintenant sur l'ensemble de son territoire (56,28 Km2) un comportenment éco responsable. Symbole de cette politique, la création d'un site protégé au nord-est de l'île en partenariat avec l'association Amicale Ecolambda. La frange littorale, qui présente un grand intérêt au regard de l’environnement et du patrimoine est soigneusement préservée et les infrastructures d'accueil (gîtes et bungalows), bien réparties sur la commune, évitent le gigantisme. Les activités écotouristiques sont très fortement développées y compris à l'intérieur des terres, le monde agricole s'impliquant largement. Chaque année, au mois d'août, la population célèbre l'élevage et la tradition cannière en organisant la fête de la charrette. Parmi les personnalités sainte-louisiennes, on retient les noms de Camille Sopran'n, musicien reconnu mondialement et Maurice Barbotin, alias Zagaya, ancien curé de la paroisse qui a publié de nombreux ouvrages sur Marie-Galante, ses moulins, ses bourgs et ses communes.

Visite de Saint-Louis.

La nature a été particulièrement généreuse avec cette commune en la dotant d’un ensemble naturel varié. La côte nord, face à la Grande Terre, est caractérisée par une haute falaise. Une faille appelée la Barre sépare le quart nord du reste de l'île. À l'ouest, plages et mangroves s'étendent le long de l'océan. Les rivières de Saint-Louis et du Vieux-Fort viennent se jeter après avoir traversé le plateau depuis le cœur de Marie-Galante. Grandes plages et petites criques de sable blanc, arrière-pays aux paysages bucoliques, randonnées en forêt, balades dans les champs de cannes, découverte de la mangrove, ici, la nature est omniprésente et Saint-louis respire la douceur de vivre. Dans le bourg, où il fait bon flâner, on remarque d'abord la mairie, et sa tour semblable à celle d'une mosquée, de style Ali Tur, la croix commémorative de l'abolition de l'esclavage (1849), et à proximité, le monument aux morts avec la représentation du poilu de 1914. La plage de sable fin, de part et d'autre du débarcadère, s'ouvre largement sur la mer. De nombreux voiliers et bateaux de plaisance viennent jeter l’ancre. Les enfants du club nautique s'affairent autour de leur kayaks et plus loin, les pêcheurs préparent déjà leur prochaine sortie en mer. Dans le bourg, quelques belles maisons traditionnellles en bois. La rue Raphaël Jerpan, une des artère principales, passe devant la Place Camille Sopran'n incontournable lieu de rencontre, et conduit jusqu'à la petite chapelle, lieu de recueillement et d'offrandes. En face, le monument en hommage à Delgrès, combattant de la liberté en 1802. Beau panorama depuis Desmarais. Prendre D 205 direction Vieux-Fort. La place de l'église, qui porte le nom du Père Barbotin, ancien curé de la paroisse, avec en face, le crucifix et l'hommage aux marins. On suit le littoral et les belles plages de l'anse de Mays et Moustique. On quitte la D205 le long de la côte. Sympathique plage de l'Anse canot, puis la plage de Vieux-Fort, bon mouillage avec vue sur l'ilet. C'est sur le lieu du bourg actuel de Vieux-Fort que les hommes de Charles Houël s'installèrent en 1648.  La rivière traversant la mangrove permet d'agréables promenades en pédalo ou kayak. Le littoral Est, jusqu’à la Pointe Ménard est escarpé et composé de hautes falaises de plus de 100m en alternance avec quelques secteurs bas et sableux (Anse Bois d’Inde, Anse Chapelle, Anse Coudrier). On longe la route du littoral, vue sur le moulin de Ménard, bien restauré.  2 km plus loin, un sentier sur la gauche conduit au site de Gueule Grand Gouffre, spectaculaire percée dans la roche d'une trentaine de mètres de circonférence fouettée par les vagues, fruit du travail mécanique de l’érosion. On poursuit vers l'est en direction de Caye plate. La chapelle Sainte-Thérèse se trouve sur une petite route à droite. La balade jusqu'à l'anse du coq par le sentier du même nom permet de multiples sensations jusqu'à la découverte de cette petite crique nichée entre les falaises autrefois occupée par les Amérindiens. Caye plate est une avancée rocheuse très prisée par les pêcheurs à la ligne. Le sentier qui part de Caye plate jusqu'à l'anse Piton offre des vues impressionnantes. Les falaises résultent du travail d’érosion par la mer facilité par l’absence de récifs coralliens plus au large. Depuis la Pointe Cavale et l'anse Chapelle, que l'on peut rejoindre par une petite route, vue superbe sur le récif de la frégate et la Pointe Saragot. On peut distinguer la marque du recul de la falaise de Saragot lors du grand séisme de février 1843.  Retour sur la D 205, à droite, une large étendue d'eau appelée Grand bassin, à gauche, L'Habitation Grand bassin, ancienne sucrerie devenue maison d'habitation. A moins de 2 km se trouve le moulin de Mayoumbé, reste de l'ancienne sucrerie créée en 1825. Une fois sur la D201 prendre la direction de Grelin. Juste avant le hameau, une petite route à droite conduit à Fréchy. On pouvait croiser autrefois les charrettes chargées livrant la canne à la sucrerie-distillerie Dorot. L'école primaire de Grelin est l'œuvre architecturale d'Ali Tur. Derrière l'école beau panorama. C'est à Grelin que se trouve la Maison de l'indigo. Sur la petite route après le lieu-dit Bois Rouge, le moulin de Grand Pierre. Continuer la D201 vers Saint-Louis sur 1 kilomètre avant de tourner à gauche vers Découverte et Les Sources.  Point de vue sur la plaine littorale de Folle Anse, la Basse Terre et Les Saintes. Le parcours dans un labyrinthe de ravines profondes mène jusqu'à la plongée sur les Sources où coule tranquillement la Rivière Saint-Louis (sentier de randonnée). Retour à Saint-Louis, beau coucher de soleil sur la mer. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
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