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Deshaies

Basse Terre - 4 215 Hab.

 

Deshaies : authentique et accueillante

Terre au relief très boisé, dominant la mer des Caraïbes, bordée d'une côte ciselée d'anses magnifiques et bénéficiant de la baie la plus profonde et la mieux protégée naturellement de toute la côte caraïbe, Deshaies affiche sa singularité. Son nom viendrait de haye (la baie particulièrement protégée lui confère sa qualité de havre, la "Haye" étant le lieu de la côte où l'on peut faire escale). Ce lieu tant convoité par les gens de mer fût le refuge au cours des siècles des corsaires, flibustiers et navires aux intentions surtout belliqueuses, beaucoup plus commerciales ensuite après la stabilisation politique de l'île. Christophe Colomb ne s'y est pas trompé puisque lors de son voyage en 1493, il y aurait accosté et se serait approvisionné en eau. Au XVIIè siècle le site faisait partie de la paroisse du Grand-Cul-de-Sac et avait pour limite au sud la rivière Colas et au nord, la rivière du Coing. La paroisse s’étendait de la commune actuelle de Pointe-Noire jusqu'à Baie-Mahault. C'est à cette époque que les colons emmenés par L'Olive et Duplessis après leur débarquement à la Pointe Allègre (1635), descendirent sur cette partie de la côte, investissant petit à petit ce territoire couvert de forêts et faiblement peuplé. Cultivant la terre, vivant des produits de la mer, ils établirent plusieurs centres de vie, la région de Grande Anse constituant un des premiers lieux d'installation et devenant le centre religieux et administratif. En 1671, Deshaies comportait 24 habitations. Celles de Grande Anse, l'habitation Guyonneau, et surtout l'importante exploitation de la famille la Potherie à l'emplacement du bourg actuel sont les plus renommées. Contrairement aux communes plus au nord toutefois, les champs de canne voisinnaient avec les cultures de vanille, café et cacao. Lors de la crise sucrière de 1686, l’économie périclita. À cette période, la population devait faire face aux attaques fréquentes des Anglais et au harcèlement des pirates qui rôdaient sur cette zone, perturbant considérablement l'activité de la région. Les habitants se tournèrent vers les cultures vivrières (manioc, pois, patates, ignames, mil, tabac) et le petit élevage. À partir de 1722, ce centre de peuplement prit le nom de Quartier du Gros Morne regroupant les sections de Ferry, qui disposait déjà de sa propre chapelle, Des Hayes, Grande Anse et La Perle. C'est en 1730 que le bourg s'établit dans l'anse Des Hayes. Mais le quartier restait isolé et devant les harcèlements des ennemis (Anglais, corsaires, esclaves marrons), des milices furent formées et des points de défense créés, au Gros Morne, à la Pointe Batterie et à la Pointe Ferry. En 1794 arriva la reconquête de Victor Hugues et la première promulgation de l'abolition de l'esclavage. Contrairement au reste du territoire guadeloupéen, ce bouleversement politique et social s'inscrivit naturellement dans le statut de la commune dont le maire André Duhalde Detcheberry, avait dès 1792 opté pour le nouveau régime révolutionnaire de la Convention alors que la Guadeloupe était encore sous le pouvoir des contre-révolutionnaires royalistes.
Au début du XIXè siècle, l'ère napoléonienne fut au contraire préjudiciable au développement de Deshaies. Site stratégique certes, mais éloignée du chef-Lieu Basse-Terre, Deshaies subit en 1803 de nouvelles attaques anglaises, puis le pillage de la ville en mai 1804 provoqua un fort exode de la population refusant l’occupation étrangère. S'ajoutèrent la fièvre des marais et les épidémies. En 1822, le territoire comptait moins de 500 âmes. Avec l'abolition de 1848, les rapports sociaux furent radicalement changés. La commune vécut quelques périodes de fortes tensions entre propriétaires et ouvriers. Ces heurts furent suffisamment violents pour que le pouvoir central s'en émeuve. Commune agitée, commune différente, commune isolée aussi, car jusqu'à la seconde guerre mondiale, Deshaies fut presqu'exclusivement tournée vers la mer, transportant notamment vers Basse-Terre en canot à voile traditionnelle le charbon de bois produit sur place et dont la commune s'était fait une spécialité, devenant même une des base de départ des engagés de Guadeloupe pour la dissidence, sous l'administration du gouverneur Sorin de 1940 à 1943. Cette situation prédisposait aux métiers de la mer. Différentes techniques de pêche sont encore pratiquées, la senne, la pratique du casier, au bourg, Grande Anse et Ferry et la pêche à la traîne pour le thon et le marlin. Ce n'est qu'en 1957 que la N2 reliant Deshaies à son environnement naturel et administratif fut inaugurée mettant fin à son enclavement routier. Cette situation particulière incita cependant autorités comme population à trouver les opportunités pour développer les atouts porteurs pour l'avenir de la commune. Complétant les activités traditionnelles de pêche et agriculture, on s'orienta vers l'économie touristique, principalement le tourisme vert et la navigation de plaisance. L'Hôtel Fort Royal, idéalement placé, fut construit dans les années 60, accueillant d'abord le Club Med, depuis 2008 le Langley Resort Hôtel Fort Royal. Sa présence permit de créer sur la commune de multiples activités complémentaires (loisirs nautiques, sorties de pêche sportive, randonnées, visites…) et d'implanter de nouveaux établissements d'hébergement et de restauration. S'inscrivant dans cette démarche, les efforts réalisés par la mairie de Deshaies en matière de protection de l’environnement, en ont fait une destination hautement réputée. Forte de ses 4 356 habitants, intégrée au sein de la communauté d'agglomération du Nord Basse Terre, la commune continue à développer les infrastructures nécessaires à l'épanouissement culturel, sportif et professionnel de sa population. Elle accueille régulièrement des compétitions nautiques et sportives, stimule l'animation culturelle sur l'ensemble de son territoire et incite à la valorisation du savoir-faire des artisans. Parallèlement, le développement du tourisme de croisière a fait de Deshaies une destination touristique appréciée mondialement.

Visite de Deshaies.

Située entre mer et montagne avec sa série de belles plages et son chapelet d'anses, dont certaines s'ouvrent sur des vallées baignées par des rivières, Deshaies bénéficiait autrefois d'une économie basée sur la pêche, l'agriculture traditionnelle (café, vanille, cacao, manioc, coton) et l'artisanat. Bordé de falaises peu abruptes, le littoral s'étend sur une douzaine de kilomètres. Le long de ces zones colonisées par la mangrove, s'égrainent les étangs, Grand étang, étangs de Petit Bas vent, Cassis, la Rate, Ziotte et Grande Anse. C'est au Morne Fraîcheur qui révèle la partie géologiquement la plus ancienne de l'île que démarre le parcours, aux confins de Sainte-Rose, tout au nord dans une végétation de falaise avec mancenilliers et raisiniers bord de mer. En suivant la N2 vers le sud, la côte livre discrètement ses atours maritimes avec la petite plage intime de l'anse de Tillet, puis on découvre le magnifique panorama de l'anse du Grand bas vent, la mer des Caraïbes, jusqu'à la pointe du Petit Bas-Vent où s'avance fièrement l'hôtel de tourisme construit à l'emplacement de l'ancien Fort Royal.  La route reprend de la hauteur et offre une vue panoramique sur l’îlet Kahouanne. Par temps clair, l’île de Monserrat se distingue à l’horizon.

On traverse deux hameaux étirés le long des anses de même nom, La Perle et Rifflet. La plage de La Perle porte bien son nom, séduisant écrin de sable roux pour une mer d'émeraude. Départ du sentier du littoral qui mène jusqu'au Gros Morne plus au sud. On chemine parmi les espèces de forêt xérophile comme l’acomat, le bois d’ébène, orchidées et cactées. Sur les  récifs, sterne royale et pélican brun se reposent. Au cours de la balade, on rencontre pêcheurs, agriculteurs et artisans du bois.        
Le petit village de Rifflet, tout en bord de mer, perpétue la tradition de la manioquerie et les habitués ne manquent pas la dégustation des cassaves du dimanche. La N 2 longe le littoral par la Pointe Le Breton. Au bas du Morne Gadet, exceptionnel point de vue. Là s’étire la plage de Grande Anse, une des plus belle de l'île. Des maisons dispersées côté nord forment les quartiers de Ziotte. Prendre la D18 jusqu'à Caféière puis route à droite vers la Montagne aux orchidées. Un km plus haut, se trouve la stèle commémorative du crash du Boeing en 1962 et le départ de la trace du même nom. Retour sur la N2 et poursuite vers le sud à l'abri du Gros Morne presqu'île massive culminant à 206 mètres (sentier pédestre). On parvient au village de Deshaies. Blotti dans l'anse la baie, à l’abri du Gros Morne et du Morne aux Fous, lieu de mouillage, escale privilégiée des bateaux de croisière, ce pittoresque village aux rues animées, bordées de maisons créoles, entre mer et forêt s'ouvre au visiteur avec une extrême convivialité. Flâner dans le bourg à son rythme permet de découvrir les éléments de son histoire et de son patrimoine, l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, symbole de la solidarité deshaisienne, l'étonnant mégalithe intitulé “l'observateur“ devant la bibliothèque, le four à pain de la famille Némorin, qui date des années 1940, le pont rouge, les petites boutiques et bien sûr, le port. Bien protégé, point de ravitaillement pour les gens de mer, le port abrite canots de pêcheurs, embarcations de pêche au gros et bateaux de plaisance. Beaux couchers de soleil garantis. Depuis le port on aperçoit la Pointe Batterie, ancien site stratégique, avec ses canons et son ancienne poudrière (sentier pédestre). Puis on prend la direction de Pointe-Noire. A Viller se trouve le jardin botanique, magnifique parc floral et animalier. Sur la route, une borne en marbre portant l’inscription “la Côte-sous-le-vent reconnaissante“ marque l'année 1957, quand la route nationale reliant Deshaies à Pointe-Noire fut enfin ouverte. Dans les hauteurs de Deshaies, le Morne Bois d’Inde et le Morne Mazeau sont accessibles par une petite route de montagne qui conduit vers des panoramas uniques sur la côte et sur la mer Caraïbe, avec au loin l’île de Montserrat et son volcan qui culmine à 915 m. Départ de randonnées pédestres vers la Barre de l’île, Sofaïa, Solitude, et le Dos d’Ane notamment. Côté mer, on accède à la petite plage sauvage Paul Thomas, havre de paix. On parvient ensuit à Ferry, connu pour l'habileté de ses pêcheurs à la senne et ses charpentiers de marine. Doté de la plage de Leroux et abrité par la pointe Ferry, ancien lieu de défense avec batterie, où a été tracé sur un sentier pédestre, ce hameau dispose aussi d'une base nautique très bien équipée. La belle petite plage de Petite Anse marque la limite entre les deux communes de Deshaies et Pointe-Noire. www.villededeshaies.fr. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 

 

 
 
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