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Paradoxe

Trois-Rivières

Basse Terre - 8 625 Hab.

 

Trois-Rivières : terre de passions.

Située au sud de la Basse Terre, au pied du massif de la Madeleine, la commune de Trois-Rivières est noyée dans les bananeraies et la forêt tropicale avant de se plonger dans l'océan. Elle s'étend sur une superficie d'environ 3110 hectares et compte quelque 8755 habitants. La rivière du Trou-au-Chien, la rivière du Petit Carbet et la rivière de Grande Anse qui prennent toutes trois naissance dans le Massif de la Soufrière ont donné son nom à cette commune qui fut sans doute l'un des premiers lieux de peuplement de la Guadeloupe. La fertilité de son sol, son climat agréable et sa situation particulièrement protégée laissent supposer une occupation humaine trés ancienne. En témoignent les nombreux vestiges précolombiens que l'on trouve sur son littoral, dans le Parc Archéologique des Roches Gravées à proximité.
C'est en 1640 que la paroisse de Trois-Rivières voit les premiers colons français s'y installer. La richesse de la terre et la douceur du climat permirent des cultures variées comme le manioc, le coton, le café, le tabac, l'indigo, la vanille… qui contribuèrent à la prospérité de la région. Ce quartier devint rapidement (XVIIIè siècle) l'un des préférés de l'aristocratie créole. Puis la canne devint vite l'activité principale jusqu'à l'abolition de l'esclavage. L'apparition de la canne à sucre, même ephémère, permit l'enrichissement de quelques familles. Mais son déclin, en 1865, provoqua la faillite de ses propriétaires et il ne demeure alors plus que 5 sucreries. De cette faste période pour les colons subsistent des ruines de batteries, de sucreries, de distilleries et de cachots d'esclaves sur les anciennes habitations. Avec une économie basée essentiellement sur l'agriculture, aujourd"hui, à l'instar des communes voisines, la culture de la banane, et le développement du tourisme vert, la commune ne cesse de mettre en valeur et de protéger son patrimoine. La découverte d'une nature intacte et exubérante fait de cette localité un site particulièrement riche en sensations. Trois-Rivières présente toutes les conditions pour un séjour agréable. L'hébergement touristique se retrouve plus sous la forme de gîtes que dans l'hôtellerie traditionnelle. On les trouve chez les particuliers et sur les sites des anciens domaines, vestiges de l'époque coloniale. Accessibles au plus grand nombre, les bungalows ou chambres chez l'habitant connaissent un large succès auprès d'une clientèle à la recherche d'authenticité et de dépaysement. L'accueil chaleureux de ses hôtes et leur présence sur place permettent au visiteur de mieux connaître la région, ses us et coutumes, tout ce qui fait sa beauté et son originalité.
Dans le registre des festivités, l'année est ponctuée de diverses manifestations démontrant l'implication de la population et des nombreuses associations toujours prêtes à faire vivre le bourg et ses sections. Février est le mois traditionnellement consacré aux fêtes du Carnaval et comme toutes les communes de la Guadeloupe, Trois-Rivières ne déroge pas à la règle. C'est l'occasion pour tous, petits et grands, de perpétuer une vieille tradition placée sous le double signe de la fête et de la satire. On se pare suivant un ordre chronologique immuable de costumes aux couleurs chatoyantes, et le dernier jour, le cortège, tout de noir et blanc vêtu, symbolise l'enterrement de Vaval. Le deuxième week-end de Mars, la fameuse Foire Exposition Vente d'Artisanat d'Art Local réunit les artistes et artisans de la région qui dévoilent à cette occasion leur talent. Trois-Rivières voulant confirmer sa tradition d’accueil tente de s'imposer comme la commune la plus fleurie du département. Le week-end de la fleur tropicale organisé chaque année fin avril accueille en moyenne 3000 visiteurs venus de tous les coins de l'archipel admirer anthuriums, lys des Antilles, héliconias, alpinias, hibiscus, roses de porcelaines, orchidées, lauriers roses, bougainvilliers et espèces rares d’arbustes et de fleurs. L'occasion également de sensibiliser les visiteurs et les résidents à l'environnement. Dans le même registre, les aînés, jamais oubliés et toujours respectés, sont à l'honneur le 1er mai en même temps que la traditionnelle fête nationale du travail. Un moment consacré aux anciens, mémoires vivantes d'un passé chargé d'histoire. La musique, quant à elle est au rendez-vous le 21 Juin au son des tambours gwo-ka d'origine africaine, du quadrille ou de la biguine, les plus créoles des danses. De nombreux petits groupes, de zouk se mêlent à la population enthousiaste contribuant ainsi à troubler agréablement la quiétude habituelle du village. Tradition oblige, la fête communale bat son plein le 15 Août, mélange de folklore païen et religieux et c'est en novembre qu'ont lieu les très attendues “Rencontres d'Art et d'Histoire“. Enthousiaste et active, la jeunesse de Trois-Rivières s'adonne à des activités sportives et la commune dispose de nombreux clubs et associations qui ont su s'imposer dans des disciplines aussi variées que le handball et le football avec la J.T.R.(Jeunesse de Trois-Rivières), le cyclisme avec l'U.S.T.G.V et les arts martiaux. La piscine municipale regroupe l'aquagym, la natation et même les bébés nageurs. Le Syndicat d'initiative, organise régulièrement grâce à sa section "Marche et Découverte" des randonnées pédestres sur des sentiers fort bien balisés, sans danger, accompagnés de guides expérimentés.

Visite de Trois-Rivières.

Disposant d'un paysage particulièrement varié, entre montagne et océan, et bénéficiant d'un patrimoine historique exceptionnel avec les célèbres roches gravées, Trois-Rivières offre tour à tour au visiteur moments chargés d'émotion et spectacle exaltants. 
Ville commerciale, son centre et les artères adjacentes sont toujours très animés. Le marché couvert, construit en 1956 fut inspiré de ceux du Midi de la France et édifié à la même période que l'Hôtel de Ville par le même architecte, Yvon Chérubin. Son dôme fait de claustras en verre confère à l'ensemble une belle luminosité. La vocation traditionnelle rurale de la région de Trois-Rivières se retrouve sur les étals garnis d'une profusion de fruits et légumes exotiques produits par les maraîchers locaux. Un des secrets de ce petit centre-ville, c'est le cachet de ses habitations. En se promenant dans les rues du bourg, on peut encore admirer nombre de vieilles constructions, villas, manoirs et gentilhommières. La particularité de cette architecture coloniale pleine de charme réside dans la galerie qui fait presque le tour de la maison, un joli toit à quatre pentes  terminé par un auvent et les façades qui souvent ne sont  percées que par les portes. Curieuse et à un moment controversée par ses fidèles, l'église construite en 1933 par l'architecte Ali Tur, ne peut laisser indifférent. L'Hôtel de ville par son caractère imposant semble dominer la ville et offre aux visiteurs un magnifique point de vue sur l'embarcadère, point de départ de nombreuses navettes pour l'archipel des Saintes. La descente assez abrupte qui conduit à l'embarcadère représente à elle seule toute l'originalité de cette commune enclavée entre montagne et océan. Là se trouve le Parc Archéologique des Roches Gravées, qui permet de découvrir de nombreux pétroglyphes, curiosité amérindienne incontournable pour les visiteurs. Classées monuments historiques en 1974, la protection de ces roches est définitivement acquise. Depuis 1981, ce parc est propriété du département. D'une superficie d'environ un hectare, on y découvre au milieu d'un chaos de roches volcaniques et d'une végétation luxuriante, ces étranges témoignages laissés sur la pierre par les indiens Arawaks, occupants de l'île avant l'arrivée des Caraïbes. L'ensemble de ces dessins se caractérise par leur aspect anthropomorphe assez rudimentaire aux figures shématiques percées de trois cavités, les yeux et la bouche, et de demi-cercles tenant lieu d'oreilles. En pied ou en buste, elles ont probablement une portée religieuse.
Le littoral échancré de la commune comprend trois pointes : celle de Grande-Anse, celle de Saint-Jacques et celle de la Grande-Pointe. C'est entre les deux premières que se loge le port, lieu-dit "embarcadère" accessible aux bateaux de petit et moyen tonnage. C'est le point de départ et d'arrivée des liaisons maritimes régulières avec les Saintes.
Des randonnées pédestres sur les petites routes et les nombreux sentiers balisés permettent d’apprécier son intérêt écologique. La portion de sentier entre l'Anse Duquery et la Pointe de l'Acomat a fait l'objet en 1996 d'un inventaire ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique) assurant ainsi une meilleure protection. Des spécimens rares côtoient des espèces forestières plus communes et les arbres fruitiers exhalent de délicats parfums. L'occasion également de plonger sur des points de vue exceptionnels, côté mer sur l'archipel des Saintes et parfois la Dominique par temps très clair, et, côté montagne, les fameux Monts Caraïbes.
La plage de Grande Anse, bien aménagée, permet de s'adonner à loisir à tous les sports nautiques, de se restaurer dans l’un des restaurants qui la bordent, ou de se reposer après une longue promenade à l'ombre de ses cocotiers. La couleur noire de son sable rappelle la proximité du volcan de la Soufrière, point culminant des Petites Antilles - www.villetroisrivieres.fr. - http://www.troisrivieres971.com/ de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
 
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