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Terre-de-Haut

Les Saintes - 1 699 Hab.

Terre-de Haut : douceur de vivre.

L'histoire de Terre de Haut s'est avant tout construite sur la réputation de sa rade, qui appartient au club très fermé des plus belles baies du monde. Pourtant, au IXè siècle, les Amérindiens n'y ont fait qu'un court séjour, plus attirés par les îles aux rivières abondantes que sont la Guadeloupe et la Dominique.
C'est Christophe Colomb qui donna à ce groupe d'îles le nom des Saintes (Los Santos), car c'est le 4 novembre 1493, jour de Toussaint, qu'il y débarqua lors de son second périple vers l'Amérique. Dès lors, flibustiers et corsaires y trouvèrent refuge. Au cours du XVIè siècle, les Espagnols tentèrent à plusieurs reprises de s'y installer puis portèrent leur choix sur les Grandes Antilles et le continent sud-américain, laissant Anglais et Français se disputer l'endroit, ce qu'ils feront pendant deux siècles.
Vers 1650, les premiers colons débarquent à Terre-de-Haut, à la requête de Charles Houel, gouverneur de la Guadeloupe qui, fondant la Compagnie des îles d'Amérique, fera l'acquisition de la Guadeloupe et des Saintes. La colonisation de l'île coïncide avec le début de l'esclavage, mais l'impossibilité de cultiver la canne à sucre à cause du manque d'eau, limite l'arrivée massive d'une main d'œuvre servile. La fin du XVIIè verra s'enflammer les hostilités franco-anglaises pour la possession de l'île. En 1664, Colbert rachète au nom du Roi les Saintes avec la Guadeloupe dont elles sont dépendantes. Les Anglais reviendront quelques décennies plus tard et prendront le contrôle de la Guadeloupe de 1759 à 1763, date de signature du Traité de Paris. Pendant le XVIIIè siècle, de nouveaux colons s'installent, venant principalement de Normandie, Bretagne et Poitou. Pêcheurs, charpentiers, aventuriers et chercheurs de nouveaux horizons, ils créeront ensemble le peuple saintois. Le répit ne fut pas long puisqu'en 1782, à la "Bataille des Saintes“ la flotte française est anéantie par l'Armada de sir Georges Brydges Rodney, vice-amiral d'Angleterre. La couronne britannique restera maître des lieux jusqu'à la venue de Victor Hugues en 1794. Mais les accrochages entre marins anglais et corsaires français ne cessent pas vraiment dans les Petites Antilles. Occupant tour à tour la terre saintoise, il s'observent et se craignent. La situation stratégique de Terre-de-Haut et les incessantes confrontations avec la marine anglaise a d'ailleurs conduit à la réalisation d'un exceptionnel patrimoine militaire. Dès 1777 et années suivantes, c'est la construction du Fort Louis (qui deviendra Fort Napoléon), du Fort Joséphine et la mise en place de plusieurs batteries disposées en différents points de l’île, Tête Rouge, Vieille Anse à Marigot, anse à Cointre à Pain de sucre, Fort Caroline, l’Ilet à Cabrit, la Tour de la Vigie…
En 1809, l'armada anglaise de l'Amiral Cochrane reconquiert pourtant l'archipel. Episode glorieuse de l'histoire des Saintes, trois jeunes hommes, Jean Calo (une rue porte son nom), Cointre et Solitaire parviennent à extraire trois vaisseaux français par la passe nord de la Baleine. Malgré cet exploit, les Saintois capitulent. Sept ans plus tard, en 1816, Les Saintes passent définitivement sous la tutelle française.
Les  cyclones de 1825 et 1865 dévastent l'île. A la fin du XIXè siècle, l'îlet à Cabrit devient un lieu de quarantaine. Le XXè siècle verra Terre-de-Haut perdre définitivement sa vocation stratégique même si bon nombre de bâtiments de la Marine nationale et le navire école la "Jeanne D'Arc" continuent à mouiller dans sa rade. Après le terrible cyclone de 1928, les efforts de reconstruction s'accompagnent de la volonté de l'ensemble de la population d'organiser un cadre de vie exemplaire et de faire rentrer Terre-de-Haut dans l'ère du tourisme. La piste de l'aérodrome est construite en 1966 et c'est en 1969 que le premier hôtel est créé sur le flanc du Morne à Cointre. En 1972, une usine de dessalement est installée, remplacée aujourd'hui par une canalisation sous-marine approvisionnant l'île depuis la Guadeloupe. Le patrimoine historique est mis en valeur. Le Fort Napoléon accueille un nombre croissant de visiteurs. Les efforts soutenus de la municipalité et des habitants sont récompensés et la commune devient en 2008 membre de l' Association Nationale des Maires des Stations Classées et des Communes Touristiques. Peuple uni autour des mêmes valeurs, fiers de leurs traditions, les habitants de Terre-de-Haut organisent régulièrement des manifestations autour du patrimoine religieux telles que la bénédiction des maisons, des bateaux, de la mer (16 août), et des célébrations cultuelles et sportives notamment avec les régates de saintoise traditionnelle à rames et à voile, embarcation encore utilisée par les pêcheurs.

Visite de Terre-de-Haut.

L'arrivée dans la célèbre baie joliment ponctuée de dizaines de bateaux au mouillage, les maisons colorées qui s'échelonnent délicatement du littoral juqu'aux hauteurs de l'île, l'animation du bourg et l'accueil d'une population souriante mettent le visiteur dans les conditions idéales pour passer un séjour inoubliable. Avec plus de 300 000 touristes chaque année, Terre-de-Haut, 1787 habitants, 522 hectares, est l’un des sites les plus fréquentés de Guadeloupe. Ici, pas de voiture, on se promène tranquillement dans les ruelles bordées de maisons en bois avant de partir à la conquête d'un étonnant patrimoine naturel et historique. Au centre du bourg la mairie et sa petite place ombragée. A quelques pas, l’église construite en roche volcanique. Couleurs pastels, frises ornementales, toitures unifiées, l’habitat traditionnel constitue un volet important de l'art de vivre saintois. Sur la place se trouve l’Office Municipal du Tourisme installé dans l’ancienne gendarmerie. Boutiques et restaurants s'animent et les marchandes de “tourment d'amour“, célèbre pâtisserie locale, s'activent sur le trottoir. La rue Jean Calo à l'est conduit vers le morne Mire où domine fièrement le Fort Napoléon. La route est bordée de cactus, de frangipaniers et de mai à fin juillet, les flamboyants étalent avec orgueil leurs fleurs écarlates. L'anse Mire est toute proche. On passe devant la “maison bateau“, on profite de la vue sur la rade aux eaux turquoises et on descend quelques marches. Une petite anse aux eaux limpides abrite des canots saintois. On longe ensuite la mer jusqu'à la petite plage très appréciée des Saintois car l'eau y est calme et peu profonde. Beaux couchers de soleil. Du fort, magnifique panorama sur la baie, l'Ilet à Cabrit et le Pain de sucre au loin. On rejoint par la route l'anse Marigot. Lieu de quiétude aux senteurs marines, on laisse le charme agir. Pour atteindre la batterie Caroline qui surplombe la baie de Pompierre, il faut parcourir la trace Morel. Bleu profond de l'océan, vert intense des mornes, magnifique point de vue sur le petit port. Les plus courageux pousseront jusqu'à l'océan, Pointes Morel, Zozio, du Vent, pour admirer les vagues se fracasser furieusement sur les falaises abruptes. Du fort Caroline, il ne reste que quelques vestiges. Il doit son nom à l'idylle qui se termina tragiquement en 1822 entre un officier de la Royale, Fréminville, et une jeune créole nommée Caroline. De là, on domine la baie de Pompierre. Puis c'est la descente vers la plage. Vue sur les Roches percées qui protègent la baie. Plus au sud s'étend la longue bande de sable de Grande Anse. Non loin de là se trouve le cimetière, les monuments funéraires des familles saintoises côtoient les petits monticules de sable entourées de conques de lambis. Un monument dédié aux marins disparus en mer se dresse près de filaos. L’île se retrouve traditionnellement là pour la veillée de Toussaint, parmi les centaines de bougies qui scintillent. De l'autre côté du morne, blottie au creux de la montagne, c'est la plage de l'Anse Rodrigue. Eaux turquoises, face à Grand îlet, on s'y abandonne à l'ombre des cocotiers en observant les pélicans descendre en piqué sur leur proie.
La rue Benoit Cassin longe l'anse de Fond curé, avec son marché aux poissons où pêcheurs, restaurateurs et particuliers se retrouvent quotidiennement pour marchander. A quelques dizaines de mètres, sa plage paisible aux eaux calmes. Centre vital de l'île, le débarcadère, où sont déchargées les marchandises qui proviennent de Guadeloupe. Tout au bout de l'anse, la batterie de Tête rouge. Belle vue : d'un côté la baie, jusqu'au Fort Napoléon, de l'autre, l'anse Galet et l'anse Devant jusqu'au Pain de sucre.
Au pied du Morne à craie, l'anse du figuier abrite une plage sauvage de sable noir. Bien ventilée, on y parvient par un chemin bordé d'amandiers, de catalpas et de mancenilliers (marqués d'un très rouge car leur sève acide peut brûler en cas de pluie) sous le regard indifférent des cabris. Des dizaines d'oiseaux marins, pélicans, frégates, sternes, survolent le Grand Ilet et la Redonde, un rocher tout en rond. De là, on aperçoit le Chameau, dont le sommet culmine à 307 mètres. Belle ascension pour mériter un exceptionnel panorama sur toute l'île et au-delà. En bas, le Pain de sucre aux roches basaltiques, des quantités d'oiseaux viennent y nicher. Tout près, voici Petite anse, lieu de mouillage très convoité, avec la mignonne petite plage dominée par le rocher. Côté sud, c'est l'anse Crawen. Un sous-bois précède l'accès à la plage. De là, vue panoramique sur une succession d'ilets. Le soir, après le départ des bateaux, quand l'île a repris ses droits, l'atmosphère paisible revient dans le bourg, comme par enchantement - www.terredehauttourisme.com. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
 
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