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Petit-Bourg

Basse Terre - 24 507 Hab.

 

Petit-Bourg : nature intense, terre d'action.

La proximité de Pointe-à-Pitre a longtemps marqué Petit-Bourg lui apportant tour à tour ombre et prospérité. Passage obligé entre la Basse Terre et la Grande Terre, elle faillit devenir la capitale de la colonie. Jusqu'au siècle dernier, la route venant de Basse-Terre finissait à Petit -Bourg. Les passagers des diligences du chef-lieu étaient contraints de s'y arrêter pour gagner Pointe-à-Pitre en bateau. Certains firent leur fortune de cette activité digne des plus grands négociants. 
Le nom de cette verdoyante commune doit se comprendre par opposition avec le "Grand Bourg" ou Basse-Terre, capitale administrative et ville fortifiée qui a longtemps été la rivale heureuse de cette paroisse de "Notre-Dame du Petit Cul-de-Sac". C'est ainsi que les autorités ecclésiastiques baptisèrent le petit village au XVIè siècle. Cette modeste communauté prit de l'essor grâce son développement agricole et à sa petite rade protégée, son port étant déjà au XVIIIè siècle l'un des plus actifs de la colonie. Car si les récifs empêchent toute navigation de plaisance à cet endroit de la baie, ils sont à l'inverse une aubaine pour la pêche, constituant de véritables viviers naturels pour les poissons de roche et les langoustes. 
Paroisse importante, elle fut le siège de l'assemblée coloniale de 1787 qui vit l'élection de trois députés représentant la Guadeloupe à la Constituante et pour la première fois. 
Mais le développement de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre dont la vocation portuaire s'affirmait de plus en plus, laissa le village un peu à l'écart. 
Petit-Bourg eut ses instants de gloire et de drames qui ont participé à l'histoire de la région : bataille de la Pointe à Bacchus en 1794 lors de l’occupation de l’île par les Anglais (300 Anglais et planteurs esclavagistes tués en ce lieu par les troupes de Victor Hugues commandées par Pelardy), révoltes d'esclaves et répressions sauvages consécutives, procès en sorcellerie et exécution par le feu de la négresse Gertrude sont d'illustres exemples de la souffrance et du courage de sa population. 
Avant 1850, il existait une vingtaine de sucreries qui constituaient la cellule sociale de base (La Lézarde, Duquerry), plusieurs autres se créèrent au début du XXè (Ruillier et compagnie, Saint-Jean, Tabanon). Elles ne résistèrent pas à la crise sucrière qui frappa toute la Guadeloupe, la dernière en date étant l'usine Roujol, en activité jusqu'en 1962. 
En pleine mutation, le centre ville, où quelques maisons traditionnelles encore bien conservées peuvent être admirées, a su maintenir une intense activité : autour de la Place de la Mairie, incontournable lieu de convivialité, dans les rues commerçantes alentour et à quelques brassées, sur le port, au lieu dit “la Vinaigrerie” où les pêcheurs vendent dès l’aurore les prises miraculeuses provenant de leurs casiers. Un projet de port polyvalent doté d'équipements performants est à l'étude.
Depuis le quartier de Bovis surplombant l'anse, ou le long de la place Sarrault, sur le front de mer, qui bénéficie actuellement d'importants travaux d'aménagement, vue imprenable sur le Petit cul-de-sac marin. Il offre à Petit-Bourg un accès direct sur une eau aux rivages occupés par des mangroves et bordés de fonds coralliens. De ravissants ilets parsèment la baie : l'îlet Cabrit, l'îlet Frégate de Haut, Grand Îlet et l'îlet Petrelluzzi.
D'autres lieux privilégiés comme Bellevue et son centre commercial, le quartier Saint-Jean et le quartier de la Pointe à Bacchus, qui accueille le Lycée polyvalent “Les Droits de l'Homme“ et le Palais des sports Laura Flessel, escrimeuse petit-bourgeoise aux 5 médailles olympiques et aux 6 titres de championne du monde, participent à l'animation quotidienne de la ville.
Ville active, la population se retrouve lors d’événements attendus comme le concours de fleurissement des maisons en juin, la fête de la Chaubette et des mollusques en juillet, la traditionnelle course pédestre “Lautou Tibou” en août, la fête patronale de Notre-Dame du bon port le 15 août et Nwèl Tibou en décembre. Tous les  vendredis se tient le marché agricole Jaden péyi Ti-Bou sur le parking situé au Rond-Point Montebello.
Le sport bénéficie du dynamisme et de l’implication de nombreux clubs et la ville a su se doter d'infrastructures sportives de qualité, à l'exemple du récent Complexe de tennis Gaël Monfils situé à Colin, de la base d'aviron et de la nouvelle piscine. La passion du football anime les Petit-Bourgeois depuis des décennies avec le Mondial club, l’Éclair, l’Évolucas et l’Arsenal club. L’Arsenal a d’ailleurs permis l’émergence du célèbre footballeur Robert Jacques qui a marqué par son talent toute une génération de sportifs. De nombreux autres sports collectifs (volley-ball, basket-ball…) sont ainsi pratiqués sur les nombreux terrains de sports que compte la commune. Les cyclistes locaux ont eu leur heure de gloire à l’époque des Alceste Farescour, Émile et Robert Bolus, Roland Devaux, Romain Gueppois et Frantz Volga.
 

Visite de Petit-Bourg. 

A 15 km de Pointe-à-Pitre, Petit-Bourg, 23 200 habitants, s'étend du bord du Petit Cul-de-Sac Marin, longue bande côtière composée de mangrove, de baies et de plages, jusqu'aux hauteurs de la route de la Traversée. C’est la plus vaste commune de Guadeloupe avec une superficie de 13 000 hectares. Elle est parcourue par de nombreux cours d'eau. Au Nord, la rivière du Coin qui sépare Petit-Bourg de Baie-Mahault et au sud, la rivière de Sarcelles, frontière avec la commune de Goyave, sans oublier les étonnantes rivières de La Lézarde et La Moustique. Des ravines émaillent encore ce relief harmonieux comme celle de “Onze heures” qui passe dans le bourg sous le fameux “Pont onzé” ou celles de “Camargo”, “Justin”, “Couleuvre” et “Deuxbras”.
Petit-Bourg a toujours été une grande commune agricole. Dans le passé, on y produisait du café, du coton, du tabac et du cacao. Elle est aujourd’hui réputée pour ses plantations d'ignames et d'ananas dont le fameux ananas bouteille. On y exploite aussi la banane, la canne à sucre et les cultures vivrières. La commune accueille l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique) dont les travaux participent activement au développement de l’agriculture et de l’élevage de notre département. 
Dernière représentante de la traditionnelle activité rhumière, la distillerie de Montebello continue à produire avec succès un rhum de qualité mondialement reconnue. Idéalement placée, disposant de plusieurs quartiers à vocation résidentielle, Petit-Bourg connaît depuis plusieurs années une forte croissance démographique. Dénommée “La Ville qui bouge“, elle s'est dotée d'infrastructures modernes et d'un bon niveau d'équipements. Outre un secteur artisanal bien réparti sur le territoire, la commune dispose de plusieurs pôles d'activité. Après les zones de Roujol et Arnouville, la zone d'activité de la lézarde à Colin bénéficie aujourd'hui d'un important essor.
Profitant de son extrême étendue, préservant soigneusement l'alliance du sable et de la végétation tropicale, la vocation touristique de Petit-Bourg reste un atout majeur.  
Au cœur du Parc national, on se déplace dans une nature tropicale unique, royaume des oiseaux et du célèbre racoon, sorte de raton laveur, mascotte incontestée en Guadeloupe (protégé par l'arrêté du 17/02/89). Depuis la Maison de la Forêt, située sur la très belle route de la Traversée qui mène aux “Deux Mamelles, départ pour des randonnées à la découverte des cascades, rivières et sites aménagés par l'Office National des Forêts. 
Outre son intense végétation, joyau magnifique, mais fragile, Petit-Bourg dispose le long de la mer d’un espace de plus de 40 hectares de terre et de forêts lacustres confiés à la Mairie pour la gestion et la mise en valeur de ce site exceptionnel.
La très belle plage de Viard, au sable volcanique bordée de cocotiers, de raisiniers et d'amandiers est aussi un agréable lieu de loisirs nautiques avec les activités proposées par le centre de voile. Elle accueille chaque année la très célèbre Karujet, le championnat mondial de Rally Jet. Depuis 2008, cette compétition a intégré le calendrier du Championnat mondial UIMSPES et draine durant 4 jours plus de 40 000 personnes. Sur ce vaste territoire de coteaux, de douces vallées, aux cours d'eau navigables, doté de plusieurs sites de visite et de loisir et abritant de nombreux gîtes, l'office de tourisme œuvre énergiquement pour la promotion du tourisme vert. Son action complète la volonté municipale de stimuler l'activité économique et de créer des occasions de rencontres tout en s'inscrivant dans la démarche de développement durable - www.ville-petitbourg.fr. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
 
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