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Mare de la Simonière

Plan d'eau - Saint-François

Située à Bragelogne, dans la commune de Saint-François, la mare de la Simonière est la plus étendue de la Grande Terre. Elle aurait été creusée autrefois par les esclaves. A l’époque, les mares servaient à alimenter les moulins dans lesquels étaient fabriqués l'alcool, la mélasse et le sucre. On trouvait, donc très souvent des mares non loin des moulins. Dans les années 1950 à 1970, les habitants des campagnes n'avaient pas d'eau courante, la mare était vitale. Elle offrait une eau claire et on l'utilisait pour boire, pour cuisiner, pour laver, pour arroser les plantations et bien sûr pour abreuver les animaux. Aujourd’hui fréquentée par de nombreux oiseaux aquatiques dont de nombreuses poules d’eau et aigrettes neigeuses, avec des bœufs pour témoins, elle est entourée de quelques bâtisses, dont le Temple de Shiva (temple hindou Latchmansing), élevé sur une propriété privée. Caractéristiques de l’île calcaire qu’est la Grande Terre, puisqu’entre la Grande Terre et Marie-Galante, on en dénombre pas loin de 2500, permanentes ou temporaires, les mares constituent un refuge pour une faune variée. On peut y observer des tortues aquatiques, des crapauds buffle, des tilapias, poisson dont l’arrivée a hélas nuit à la qualité de l’eau, des libellules, dont les larves passent jusqu’à cinq ans de leur existence en milieu aquatique, se nourrissant principalement de larves de moustiques, mais aussi de nombreuses espèces d’oiseaux comme les poules d’eau, espèce protégée en Guadeloupe, les hérons verts, oiseaux nicheurs assez communs en Guadeloupe, les aigrettes neigeuses ou Kios blancs, espèce nichant en généralement en colonie mixte avec le héron garde-bœufs que l’on voit couramment, arrivé aux Antilles a la fin des années 50, via Barbade à la suite de vents favorables. On peut enfin citer trois espèces moins répandue comme le routoutou, le Grèbe à bec bigarré et la Foulque des Caraïbes (poule d’eau à cachet blanc) ou même d’autres espèces de limicoles (oiseaux migrateurs nichant en Amérique du Nord et hivernant ou de passage aux Antilles) pour qui les  mares constituent une aire d’halte migratoire ou d’hivernage offrant repos et nourriture. Bien que beaucoup soient laissées à l'abandon, mal entretenues ou même comblées par les propriétaires des terrains occupés par des maisons, les mares restent plus que jamais partie intégrante du patrimoine paysager, de l’histoire de la vie quotidienne d’un peuple et de l’équilibre environnemental d’une région.

Saint-François - Mare de la Simonière, une vaste étendue d'eau claire
Saint-François - Mare de la Simonière, une vaste étendue d'eau claire
Aujourd’hui fréquentée par de nombreuses poules d’eau et aigrettes neigeuses
Aujourd’hui fréquentée par de nombreuses poules d’eau et aigrettes neigeuses
Cette mare participe à l’équilibre environnemental de la commune
Cette mare participe à l’équilibre environnemental de la commune
Des bœufs pour témoins
Des bœufs pour témoins
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