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Goyave

Basse Terre - 7 761 Hab.

 

Goyave : terre de saveurs et de couleurs.

Dominée à l’ouest par le mont Matéliane (1298m) d’où descendent les chutes de Moreau et de Bras du fort qui donnent naissance à la Petite rivière à goyave et à la rivière La Rose, la commune de Goyave, d'une superficie de 5830 hectares, dispose d'une large ouverture sur l’Atlantique. Au nord, la rivière Sarcelle constitue la limite avec la commune de Petit-Bourg, au sud, c’est la Ravine Briqueterie qui sépare Goyave de Capesterre-Belle-Eau.
Initialement occupé par les Amérindiens qui durent se réfugier à l'arrivée des colons sur les îlets alentour, ce territoire au relief vallonné, aux terres marécageuses et aux nombreux cours d'eau présentait les atouts favorables à une vocation agricole. Ses terres cultivables furent occupées dès le début de la colonisation, à la fin du XVIIè siècle. C'est sous la protection de Sainte-Anne, souvenir de la reine Anne d’Autriche, et en raison des nombreux goyaviers qui poussaient le long de la principale rivière du secteur que fut officiellement fondée en 1684 la paroisse avec pour nom “Sainte-Anne de la Petite Rivière aux goyaves“. Synthèse de l'identité communale, le blason de la ville représente les goyaves jaunes, la rivière rappelant que l’eau est un atout naturel majeur, et le bananier, principale ressource économique de la commune. A l'époque, la culture de la canne à sucre s'imposa rapidement complétée par des exploitations de gingembre, tabac, café et cacao. La commune comptait ainsi à la fin du XVIIIè siècle dix habitations sucrières. Parmi elles, l'Habitation Rousseau, la plus ancienne, dont le propriétaire Pierre Quentin Rousseau fut maire de Goyave en 1792. D'autres eurent leurs heures de gloire, notamment l'habitation Sainte-Claire (600 hectares avec ses parties boisées) qui fut la plus vaste propriété de la commune, l'habitation "l'Aiguille“, et l'Habitation-distillerie Fort'Ile, l'une des plus prestigieuses de Guadeloupe, qui ferma ses portes dans les années 1970. L'industrie sucrière fut cependant largement touchée lors de la Révolution française par de nombreux incidents sociaux et politiques, la mise sous séquestre des exploitations, déclarées propriétés nationales, provoquant à l'époque la fuite des planteurs.
En 1802, lors de la révolte contre le rétablissement de l'esclavage, le bourg et l'église furent incendiés. Considérablement affaiblie, Goyave passa sous la dépendance administrative et religieuse de Petit-Bourg jusqu'en 1827, date à laquelle le Baron des Rotours signa l'acte de séparation. Sur le plan économique, malgré un timide retour, l'économie cannière fut progressivement remplacée par la culture de la banane et la pêche.
Au cours du XIXè siècle la commune, tout en affrontant les importantes catastrophes qui frappèrent la Guadeloupe, cyclones de 1825 et 1865, tremblement de terre de 1843, continuera à maintenir sa vocation agricole. La valorisation du territoire s'est d'abord concentrée sur le littoral, avec plusieurs sections urbaines s'égrainant le long de la route départementale, ancienne route coloniale, où des ponts métalliques (structures rivetées type “Eiffel“) furent construits pour franchir les deux principales rivières, pont de la Rivière La Rose et pont de Sainte Claire, sur la Petite Rivière à Goyave.
De 1847 à 1856, le maire de Goyave fut Jean-Baptiste Jammes, grand-père du poète et romancier Francis Jammes. Né à Orhez, il exerça la médecine en Guadeloupe. Il repose à l'habitation Champ-d'Asile, à Goyave. Le XXè siècle vit le secteur de l'agriculture, de l'aquaculture et de la pêche se structurer et se développer. Sur les reliefs, en crêtes des mornes, redescendant parfois sur leurs versants, les terres ont été exploitées avec large dominante bananière comme à Morne à Gomme, sur les hauts de Forte-Île, à l'Ermitage, Morne Rouge, Dame Jeanne Cassée, etc. même si la canne est encore cultivée, par exemple à Frédy et que l'on assiste à une diversification agricole tournée vers les cultures maraîchères et fruitières (vergers, ananas) notamment à Sarcelle et en fond de vallée de la Rivière Moreau.
Du fait de sa situation sur l'axe Basse-Terre - Pointe à Pitre, la commune a vu sa population augmenter depuis une dizaine d'année. Forte de ses 8 065 habitants, elle a lancé plusieurs programmes de logements (ZAC de l'Aiguille notamment) et développé fortement le secteur secondaire avec l'implantation de petites industries et la création de zones artisanales et commerciales le long de la nationale (Forte-Ile et La Rose). De sérieux efforts ont également été menés pour la dynamisation du bord de mer avec la création du Centre nautique affilié à la Fédération Française de Voile, dont le but est de former des jeunes aux métiers de la mer, la ville ayant accompagné les jeunes dans la construction du canot traditionnel “Ville de Goyave“. Acteur majeur du dynamisme communal, le port de pêche, lieu de vente, mais aussi point de départ pour la visite de la mangrove accueille régulièrement le grand marché de produits agricoles et artisanaux. Adhérant à la charte de territoire du Parc national de la Guadeloupe et disposant de sérieux atouts naturels, mangrove, jardins, végétation tropicale, chutes, la commune s'est aujourd'hui résolument engagée dans une démarche de développement éco-touristique.

Visite de Goyave.

Destination de prédilection pour les amateurs de nature, c'est en se laissant guider par ses envies, au hasard d'une promenade, au détour d'un chemin, que l'on découvre cette commune aux paysages variés.
La RN 1 venant de Petit-Bourg pénètre directement au cœur de la commune. Côté terre, on aperçoit au loin les hauteurs du Mont Matéliane, qui domine les vallons boisés. La commune a une véritable identité sylvestre et l'on distingue nettement les grandes langues forestières s'avançant très loin près du littoral couvrant une large superficie du territoire communal. La Petite Rivière à Goyave est alimentée par deux affluents majeurs, la Rivière Moreau et la Rivière Bonfils, qui drainent une grande partie du bassin versant oriental de la Matéliane. En aval de la vallée de la Petite Rivière à Goyave, se dessine une plaine littorale, caractérisée par un relief très plat. Elle est occupée par de grandes bananeraies dont l'impact paysager marque fortement l'identité agricole de Goyave. A Blonzac, prendre D33, visite du Jardin d'eau, situé le long de la rivière La Rose. Labellisé écotourisme par le Parc National de la Guadeloupe, il propose la découverte de la flore guadeloupéenne dans un cadre exceptionnel. On revient sur la N1, à droite en direction de Douville, la route forestière est un chemin de tuf ombragé. On pénètre dans la forêt de Douville, escaladant les mornes abrupts en admirant fougères et plantes pour atteindre le parking, point de départ du sentier qui conduit aux chutes de Moreau. Spectacle inoubliable, car elles comptent parmi les plus beaux sites de Guadeloupe. Attention, il faut prévoir 6 heures aller-retour. D'autres randonnées pédestres peuvent être faites, notamment celle de Bras-du-fort.
L'autre côté de la Nationale, côté mer, est composé de prairies humides avec une longue bande de mangrove plus épaisse près des embouchures des deux principales rivières (la Rivière la Rose et la Petite Rivière à Goyave). La valorisation historique du territoire s'est concentrée sur le littoral, où plusieurs sections urbaines s'égrainent le long de la route départementale, ancienne route coloniale. Enjambant les deux principales rivières, deux ponts métalliques de type Eiffel ont été construits à la fin du XIXè siècle, pont de la Rivière La Rose et pont de Sainte Claire, sur la Petite Rivière à Goyave. A l'écart de la RN 1 qui le contourne depuis la déviation routière mise en place dans les années 1980, le bourg abrite le petit port qui a gardé tout son charme. Là s'affairent les pêcheurs réparant leurs casiers ou reprisant leur filet. Du port, il est possible de partir vers la Pointe La Rose où se jette la rivière du même nom, à la découverte de la mangrove, cet espace végétal qui se développe dans la zone de balancement des marées, extraordinaire écosystème où baignent les palétuviers rouges et qui héberge de nombreux oiseaux. Point de départ également pour passer à l'îlet Fortune une journée de dépaysement. Flâner dans le village permet d'aller à la rencontre d'une population particulièrement attachante. Dans cette atmosphère paisible, où fleure bon l'air marin, on remarque le plus vieux bâtiment encore debout et complètement abandonné, l'ancienne prison, construite en 1847, qui n'a pas beaucoup servi, on admire les modestes maisons de pêcheurs, les petites boutiques, les allers et venues des habitants, loin du trafic bruyant de la nationale. Après le bourg, on traverse la Petite Rivière à Goyave pour atteindre le quartier de Morne Rouge. Accès direct sur l'Anse à sable et la belle plage de Sainte-Claire. Passionnante visite du Verger au mille fruits. C'est au lieu-dit Christophe, que l'on retrouve la N1. Les mornes boisés de la Forêt Georges et de la Forêt de Fredy annoncent déjà une prochaine incursion sur les hauteurs de Capesterre Belle-Eau, la ville voisine. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles dans les Offices de tourisme. 

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