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Paradoxe

Baie-Mahault

Basse Terre - 31 069 Hab.

 

Baie-Mahault : Terre d’innovations, terre d'énergies.

Située à au nord-est de la Basse-Terre, d’une superficie de 4400 hectares, la commune de Baie-Mahault doit son nom, selon le révérend Père Fabre, au mahault (ou mahot), qui est une variété de palétuvier très répandue dans la région. Point de rencontre naturelle entre les deux îles qui forment la Guadeloupe, ce territoire s’ouvre sur deux façades maritimes, le Grand Cul-de-Sac Marin au nord, et le Petit Cul-de-Sac Marin au sud.
A l’origine importante réserve de pêche et de chasse fréquentée par les Amérindiens, ces terres hostiles, couvertes de marécages, mais accueillantes pour le gibier, les tortues marines et les lamantins, ne furent que tardivement habitées. Lors du partage de la Compagnie des Isles, Charles Houël, gouverneur de la Guadeloupe entre 1643 et 1664, bénéficiant du titre de Marquis de Guadeloupe par proclamation royale de 1645, s’attribue cette région. Afin de développer l’économie de l’île, Houël accueille plusieurs centaines de colons juifs hollandais qui fuyaient l’inquisition portugaise au Brésil, car ils maîtrisaient parfaitement les techniques de fabrication du sucre. Les petites propriétés sont alors transformées en d’immenses plantations. En 1660, le territoire est érigé en Marquisat par Louis XIV d’où son nom de Houëlbourg.
Au XVIIIè siècle, l’économie de plantation s’impose. Vers 1737 est fondée la première paroisse et un bourg est bâti. Le nom de Baie-Mahault est donné vers 1770. La situation géographique de Baie-Mahault va lui conférer une position stratégique qui conduira les autorités à construire des fortifications sur l’Habitation Houëlbourg. Un projet de zone industrielle et commerciale (déjà) est alors étudié et une chaussée est construite à travers les marécages sur 6 km aboutissant à la Rivière Salée. En 1794, le quartier joue un rôle de premier plan. A cette époque, la Guadeloupe était occupée par les Anglais qui, aidés par les royalistes, s’étaient retranchés sur les bords de la Rivière Salée. Pour le Commissaire de la Convention Victor Hugues, il était impératif de reconquérir le quartier de Baie-Mahault. La victoire fut obtenue par les troupes du conventionnel lors de la bataille du Morne Savon. Baie-Mahault devint ainsi le point de départ de la reconquête pour Hugues qui gouvernera la Guadeloupe de 1794 à 1798. En 1837, Baie-Mahault devient Commune. Un décret colonial nomme maire le Comte d’Estrélan. La paroisse abritait plus d’une quinzaine d’habitations-sucreries équipées de moulins, exploitant outre les champs de canne, le café, le manioc et la banane pour l’approvisionnement local. En 1885, plus de 950 hectares de canne étaient cultivés pour fournir 19 habitations sucreries dont 4 avec usine. La canne n’est alors plus broyée par des moulins de pierre, mais par des machines industrielles, ce qui améliore les rendements. L’abolition de l’esclavage, en 1848, ne remit pas en cause la santé économique de la région. Mais la crise sucrière de la fin du XIXè siècle entraîna des troubles sociaux. Le cyclone de 1928 détruisit une partie du bourg, dont l’église et le presbytère qui ne seront reconstruits qu’en 1933. Après la seconde guerre mondiale, les activités reprendront. Childéric Trinqueur sera maire de 1943 à 1969. Quarante ans suffiront pour transformer définitivement Baie-Mahault et accélérer la modernisation de la commune  avec la construction du pont de la Gabarre et la création de la zone industrielle et commerciale de Jarry sur 300 hectares. Elle accueille la zone de commerce international, le Complexe World Trade Center, les terminaux pétroliers, deux centrales thermiques, et comprend plus de 3500 entreprises industrielles et commerciales. C’est à Baie-Mahault que se trouve l’immeuble de Radio France Outremer. Non loin de là est prévue l’installation de la future technopole du Morne Bernard, nouveau pôle d’excellence dont la vocation est d’accueillir les projets innovants portés par les jeunes chefs d’entreprises du département. Avec une population en constante progression, les infrastructures scolaires et sportives bien réparties sur le territoire répondent à la forte demande. Priorité est donnée à l’éducation, la commune s’étant engagée dans un important programme de rénovation des établissements avec la construction notamment de l’important groupe scolaire de Convenance. Elle possède 2 collèges publics, 1 collège privé, et plusieurs lycées (technique, professionnel, et agricole). Ville de tradition sportive, la municipalité a mis à la disposition de la population des équipements de bon niveau où peuvent s’épanouir les nombreux clubs et associations sportives que compte la commune. Le Stade Duchesne Fiesque reçoit chaque année le Meeting International d’Athlétisme, de nombreuses compétitions de sports collectifs sont organisées au gymnase Valère Lamie, d’une capacité de 1450 places, et le stadium vélodrome Amédée Detreaux a récemment accueilli les Championnats de France de cyclisme sur piste.

Visite de Baie-Mahault.

Forte aujourd’hui d’une population de 29 890 habitants, Baie-Mahault a su, tout en préservant sa vocation agricole et l’exploitation de terres d’une exceptionnelle richesse, diversifier son économie et développer en toute harmonie une très large palette de loisirs culturels, touristiques et sportifs. Car si la zone de Jarry concentre essentiellement des activités à vocation économique, bourg, littoral, intérieur des terres sont autant d’horizons différents à découvrir. Ouvert sur la mer, le bourg de Baie-Mahault est installé tout au bout de la commune, bordé par une très belle côte boisée avec son port de pêche et de plaisance. Face au débarcadère, la Place Childéric Trinqueur (maire de 1943 à 1969) où  domine la Mairie à l’élégante architecture. Là se trouvent aussi le monument aux morts, qui rappelle au passant le prix du sang versé par les enfants de la commune, et la nouvelle Bibliothèque Multimédia Paul Mado. Non loin de là, se dresse l’église Saint-Jean-Baptiste, reconstruite après le cyclone de 1928 dans le style Ali Tur (comme l’ancien CEG et le monument aux morts). Quelques maisons à l’architecture traditionnelle ont résisté au temps, telles des gardiennes de traditions ancestrales, qui tranchent avec le modernisme d’une commune en constance mutation.
Le port bénéficie d’un projet d’aménagement de tout le littoral, de la pointe Pasquereau à la Rivière Salée avec la création de sentiers de promenade d’où l’on jouit d’une vue imprenable et de la mise à disposition d’un large éventail d’activités nautiques (ski nautique, kayak, voile et plongée). Le débarcadère situé au bord du lagon est le point de départ de bateaux pour la découverte de la mangrove, de l’embouchure de la Grande Rivière à Goyaves et des excursions vers les îlets alentour dans la réserve du Grand Cul-de-Sac Marin.
Une promenade à l’intérieur des terres permet de pénétrer dans les immenses étendues de cannes qui ondulent au vent, de retrouver ça et là une ancienne habitation (Maison Wonche, Habitation Birmingham) ou les vestiges d’une usine. Même si la culture de la canne reste en cette région du Nord Basse-Terre, une activité majeure, certains planteurs se sont lancés dans la diversification et il n’est pas rare de découvrir aussi des champs d’ananas, le fameux ananas-bouteille au goût suave, et des plantations d’igname. Au cours du voyage périple, on traverse de petites bourgades dotées du traditionnel “lolo“ (l’épicerie du coin), on découvre des gîtes blottis en pleine campagne, offrant au visiteur la possibilité d’inoubliables moments de quiétude, et on longe des quartiers résidentiels aux villas cossues, symboles d’une commune en plein renouveau. Des marchés installés sur le territoire sont une démonstration convaincante de la vitalité de la production agricole de l’île, et c’est à Baie-Mahault qu’a été organisé le premier “Festival Régional des arts culinaires et de la gastronomie“.
Dotée de centres équestres, d’un club de ball-trap et d’associations sportives bien structurées, la commune  permet à tous, habitants comme visiteurs de s’adonner à leurs sports favoris.
Grâce aux associations de bœufs et cabris tirants, les compétitions organisées sont l’occasion pour les agriculteurs de nouer des contacts et de valoriser la race bovine. Elles ont petit à petit gagné le cœur du public et aiguisé la curiosité des touristes qui s’y rendent de plus en plus nombreux chaque année.
La ville mérite bien son slogan “Une ambition, des projets, des actions“. Créer, animer, recevoir, entreprendre, tout est prétexte, dans cette commune accueillante et ouverte, pour la rencontre et l’échange. Ville des musiciens Guy Conquet et Gérard Lockel notamment, Baie-Mahault perpétue sa vocation artistique en organisant de nombreux événements culturels :
-  Février : la parade Bémao Mi Mas à l’occasion du carnaval de l’île
-  Juin  : le “Bûcher de la Saint-Jean“, événement traditionnel majeur de la fête patronale
- “Jou a la Sen Jan“ (manifestation agricole, artisanale, florale, culinaire et culturelle)
- le traditionnel  festival de chant “Voix d’ici et d’ailleurs“
- “Art Bémao“ (une exposition de dimension internationale dédiée à l’art contemporain)
- Décembre : “Jou a Tradisyon“ dans le cadre de “Jarry en Fête“ (le plus grand marché de noël de l’île qui reçoit plus de 10 000 visiteurs dans la journée,  où les produits locaux sont valorisés).
La commune connaît depuis quelques décennies un développement économique rapide et constant. La zone industrielle de Jarry, construite en grande partie sur la mangrove, a fait de Baie-Mahault  le centre vital de la Guadeloupe. Baie-Mahault bénéficie également aussi de la présence sur son territoire du centre commercial de Destreland, le plus grand de l’île. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. www.baiemahault.fr

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