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Gourbeyre

Basse Terre - 7 986 Hab.

 

Gourbeyre : nature généreuse, peuple solidaire.

Ayant partagé son histoire pendant une longue période avec Basse-Terre, Gourbeyre reste l’une des plus vieilles régions habitées de Guadeloupe. D'abord occupé par les Amérindiens, le site au relief marqué servit de refuge dans les nombreuses guerres qui opposèrent Français et Anglais au XVIIè siècle. Au début de la colonisation, la majorité des terres de cette localité appartenait aux congrégations religieuses (Frères de la Charité, Carmes et Jésuites) ce qui entraîna de fortes protestations de la part des colons. Le Domaine de Bisdary, propriété des Jésuites, créé en 1705, fut l’une des plus grosses habitations sucrières de la Guadeloupe (250 ha) au début du XIXè siècle. Il a fallu attendre la Révolution française de 1789 pour que ces ordres perdent leurs prérogatives. En 1802, le rôle stratégique de la commune fut essentiel dans la rude bataille que se livrèrent les hommes d’Antoine Richepanse venus rétablir l’esclavage et les combattants de la liberté de Louis Delgrès et Joseph Ignace. L’un des épisodes marquants de cet affrontement se déroula à Dolé.
Le 20 Septembre 1837, un décret colonial créa la commune de Dos-d’Ane. Son territoire, région montagneuse, fut dessiné à partir de la paroisse du Mont-Carmel, la montagne Saint-Charles, le Palmiste, le Dos-d’Ane et une partie de la paroisse de Trois-Rivières, Dolé. Le 26 Février 1846, sous l’autorisation du roi et sur proposition du maire Louis-Philippe Longueteau, Dos-d’Ane devint Gourbeyre, en hommage à l'Amiral Gourbeyre, gouverneur de la Guadeloupe, qui s’illustra lors du séisme de 1843 à Pointe-à-Pitre. L'économie de la cité était alors exclusivement basée sur l’agriculture. En 1844, on y dénombrait 173 habitations (caféières, vivreries, ainsi que quelques cotonneries et plantations de tabac) et 5 sucreries. L’abolition de l’esclavage de 1848 entraîna un manque crucial de main-d’œuvre et une chute vertigineuse de la production. Les habitations firent appel à des travailleurs immigrés sous contrat.
En 1850, pour la première fois, anciens maîtres, nouveaux libres, Blancs, Noirs, hommes de couleur furent appelés aux urnes pour une élection au suffrage universel. Le nouveau maire, Stanislas Michineau, proche des cultivateurs noirs, mourut quelques mois plus tard. La mandature de son successeur Saint-Léger Longueteau vit l’ouverture, en 1854, de la première école publique de la commune. Au début du XXè siècle, diverses mutations économiques affectèrent la commune. La canne disparut peu à peu des champs, la culture du cacao et les chocolateries survécurent jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Le café qui représentait l’essentiel des exportations fut progressivement remplacé par la banane faisant de Gourbeyre la 3ème commune productrice de banane. Tout en maintenant sa vocation agricole, Gourbeyre développa dès la première moitié du XXè siècle un tourisme balnéaire avec la valorisation de plusieurs sources, notamment celles de Dolé, déjà réputées pour le soin des rhumatismes au temps des Carmes. Les activités thermales du site devaient s’arrêter au début des années 60.
La vie politique de Gourbeyre fut largement marquée par Amédée Valeau qui occupa le fauteuil de maire de 1932 à 1977, puis Lucette Michaux-Chevry (maire de 1987 à 1995, ancienne Présidente du Conseil régional, ancienne ministre). S'il existe toujours une forte production de banane pour l’exportation, les cultures vivrières (laitue, tomate, christophine, igname, madère, concombre…) occupent nombre d’agriculteurs. Gourbeyre accueille d'ailleurs plusieurs pépinières dont certaines utilisent la technique de l’hydroponie.
Lieu de passage obligé entre Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, forte de ses 8160 habitants, Gourbeyre, sous l'impulsion de son Maire Luc Ademar, entend jouer un rôle majeur sur le plan économique comme administratif. La section de Bisdary accueille les Archives départementales de la Guadeloupe, la Direction des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIECCTE), l'Agence régionale de santé (ARS) et la Maison départementale des personnes handicapées (MDPHG) alors que sur les sommets du Houëlmont, se trouve le laboratoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe. Une politique énergique d’aménagement du territoire, l'activité du Parc artisanal de Grande Savane, la présence d'entreprises phares, à l'exemple de l'usine d'embouteillage Capès-Dolé, du laboratoire Phytobokaz, qui produit des cosmétiques et compléments alimentaires aux actifs issus de la biodiversité caribéenne, de l'importante unité de production “Les Sablières de Guadeloupe“ et l'activité de la Zone d’aménagement concerté de Rivière-Sens participent au dynamisme économique engagé depuis 1995 par la commune. La mise en valeur des sites naturels et le développement de la navigation de plaisance s'inscrivent dans cette volonté d'imposer le rôle majeur de la commune en matière de tourisme.
Dotée d'infrastructures sportives et culturelles de bon niveau, la population vibre au rythme des événements, des exploits de l'AOG en basket aux compétitions nautiques, du défilé de carnaval à la fête patronale (novembre), faisant de Gourbeyre (jumelée depuis 2000 avec Montauban) une cité ouverte et active. Très impliquée dans une vocation “sociale“ la commune, aux côté des nombreuses structures présentes sur son territoire bénéficie du rôle majeur joué par le monde associatif.

Visite de Gourbeyre.

Transition délicate entre la Côte-au-Vent et la Côte-sous-le-Vent, la commune qui s’étend sur une superficie de 22,5 km2 est traversée par divers cours d’eau tels que Le Galion et la Rivière Grande-Anse. Bordée par le massif de la Soufrière au nord, s'adossant à la ligne de crêtes des Monts Caraïbes à l'est et s'ouvrant largement sur la mer, elle dispose de nombreux atouts géographiques et climatiques qui ont toujours fait d’elle une terre de villégiature. Dans cet écrin de verdure, on part à la découverte de sites naturels au cœur de paysages variés, forêt humide sur les hauteurs, forêt intermédiaire et forêt sèche du littoral. Sur la RN1, au lieu-dit “Dos d’Ane”, deux ronds-points soigneusement aménagés, l’un témoignant de son passé amérindien, l’autre mettant en valeur l’eau, marquent l’entrée de la ville. Plusieurs édifices témoignent de l'histoire de Gourbeyre, l'église Saint Charles Borromée, la fontaine, si utile à l'époque des épidémies, la place publique, l'hôtel de Ville, le buste de Gourbeyre dominant la vallée. Non loin du bourg, à 330 mètres d’altitude, au pied du morne Boucanier, se trouve l’étang au sous-sol tourbeux de Valkanaërs. Le bourg est le point de départ idéal pour les visites alentour. La montée vers le nord jusqu’au Plateau Palmiste (530 m d’altitude) offre un spectacle exceptionnel. Petit écart historique avec la batterie Grisel, site militaire du XVIIIe placé au sommet d’un éperon rocheux sur la propriété Pompilius. Non loin se trouve l'Habitation “Saint-Jacques“ (ou “Longueteau“), remarquable édifice des années 30 ayant obtenu le 2è prix du Concours régional du patrimoine 2013. Une ascension à travers les bananeraies et les exploitations maraîchères, permet de bénéficier d’une vue imprenable sur le piton de l’Herminier (point culminant du massif de la Madeleine), les Monts Caraïbes et l’océan, où par beau temps, on découvre les contours des Saintes. Par le chemin de Moscou, les randonneurs peuvent se rendre au “Bassin Bleu” (magnifique crique dans laquelle se déverse en s’écumant la Rivière Galion) ou à “La Parabole” (bassin très pittoresque situé à 600 mètres d’altitude). On peut aussi emprunter les diverses traces conduisant aux lacs de montagne que sont l’As de Pique, le Grand Etang, l’Etang Roche et l’Etang Madère. La D7 vers Trois-Rivières mène à Dolé et ses eaux. On a le choix entre deux bassins, véritables jacuzzis naturels aux eaux délicieusement tièdes : Bain des Amours et Bassin public. Bien avant l’ère de la colonisation européenne, ces eaux passionnaient déjà les peuples amérindiens.
D’autres agréables balades depuis Champfleury vers la Marina de Rivière-Sens et Vieux-Fort peuvent être faites à travers la belle chaîne des Monts Caraïbes (le Vent Soufflé, point culminant à 687 m) répartis sur les communes de Gourbeyre, Vieux-Fort et Trois-Rivières. La partie située sur la commune présente des paysages agricoles et forestiers offrant différentes facettes de la forêt tropicale avec des espèces végétales rares. De nombreux oiseaux viennent y nicher, d'autres s'y reposent lors de leur migration. Le tour du Houëlmont (428 m d’altitude) au départ de Rivière-Sens est une exceptionnelle évasion.
Sur la N1 en direction de Basse-Terre, prendre à gauche vers Saint-Charles, la Chapelle Saint-Jean Bosco, véritable institution à Gourbeyre, a été récemment restaurée. Plus loin, la Sylvathèque de Blanchet. La route descend ensuite jusqu'au lieu-dit Bisdary, site de l'ancienne Habitation Bisdary,  inscrite aux monuments historiques (ne se visite pas). C'est à Bisdary que se trouvent l'Observatoire volcanologique et sismologique et les Archives départementales, mémoire de la Guadeloupe, avec 3000 ouvrages (le plus ancien date de 1650), siège de l’Association “Société d’Histoire de la Guadeloupe” branche antillaise du Conseil international des Archives dépendant de l’UNESCO. Blanchet nord, de l'autre côté de la nationale, accueille deux édifices fortement attachés à la vie de la commune, le lycée professionnel privé (LPP) et le Monastère des Carmélites “Notre Dame de la Résurrection“.
Retour sur la nationale direction Rivière-Sens, royaume de la plaisance. Moment paisible à flâner au milieu des voiliers et à observer l'activité du marché aux poissons. On bénéficie là d'une ambiance particulièrement sympathique en journée comme en soirée grâce aux commerces et restaurants qui participent à l'animation du lieu. A deux pas de là, la plage de sable volcanique, très conviviale, incite à un farniente bien mérité. Sur la route de Vieux fort, se dressent la “roche du diable“, qui marque la frontière entre Gourbeyre et Vieux-Fort, et les étonnantes falaises sculptées de coulées géologiques - www.villegourbeyre.fr. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
 
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