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Paradoxe

Terre-de-Bas

Les Saintes - 1 097 Hab.

 

Terre de Bas, industrieuse et conviviale.

Les Amérindiens occupèrent Terre de Bas jusqu'au XVIIè siècle. Des traces de vie quotidienne, poteries, objets en céramique, outils, hâches en conques de lambis ont été retrouvées principalement dans la région de Grande Anse. Ils pratiquaient sur cette terre fertile la culture du coton (fabrication de cordes, de vêtements, de hamacs) et du manioc. Ils résistèrent d'abord à l'arrivée des Espagnols de Christophe Colomb qui débarquèrent en 1493 sur l'archipel lors de leur second périple vers l'Amérique et dont les vélléités de s'installer sur le sol saintois furent rapidement remplacées par l'espoir de plus grandes richesses dans les Grandes Antilles. Puis les Caraïbes se heurtèrent aux attaques des Anglais et des Français qui se disputaient l'endroit. A partir de 1648, Les Saintes furent occupées sur une requête du gouverneur Charles Houël qui créa la Compagnie des îles d'Amérique. Les Français conduits par Hazier du Buisson, s'installèrent notamment à Terre-de-Bas, bien plus propice à l'agriculture que sa voisine Terre de Haut. En 1658, les Caraïbes furent définitivement dépossédés de leurs terres. La mise en place du commerce triangulaire permettant l'importation d'esclaves facilita en Guadeloupe le développement des plantations. Mais les hostilités franco-anglaises pour la possession des Saintes ne cessaient pas et en 1666 Du Lion et Desmeuriers s'allièrent aux Caraïbes de la Dominique pour déloger l'ennemi. En 1674, avec la Guadeloupe dont elles sont dépendantes, les Saintes furent annexées au domaine royal. Terre-de-Bas voit l'arrivée de nouveaux colons, principalement autour de Grande Anse qui constitue un bon mouillage sur l’espace maritime situé entre la Pointe Noire, l’Ilet à Cabrit et le Pain de Sucre. Quelques centaines d'habitants, en majorité originaires de Normandie et de Charente pratiquent ici les cultures vivrières, pois, maïs, manioc. Des échanges se font avec les pirates et corsaires qui viennent proposer les produits de leurs prises et se ravitailler. C'est ainsi que quelques familles d’origine hollandaise s'établiront sur l'île. Mais les Anglais menacent toujours. En 1691, le flibustier gouverneur de Saint-Domingue, Jean-Baptiste Ducasse chasse ces adversaires tenaces hors de la zone de colonisation française jusqu'à la Barbade au sud de l'arc antillais. Ils reviendront et occuperont à nouveau l'archipel entre 1759 et 1763, date de la signature du Traité de Paris. En 1782, au terme d'une bataille navale mémorable dans le canal des Saintes, la flotte française est anéantie par l'Armada de sir Georges Brydges Rodney, vice-amiral d'Angleterre. La bataille, qui opposa 31 navires français aux 36 vaisseaux anglais, reste gravée dans l'histoire sous le nom de "Bataille des Saintes". Conséquence, la couronne britannique restera pratiquement maître des lieux pendant vingt ans. Malgré ces bouleversements, l'esprit industrieux des Saintois se développe et la deuxième moitié du  XVIIIè siècle voit l’essor de la poterie. Plusieurs fabriques sont créées mais c'est Fidelin qui va le mieux marquer cette profession. Située à Grand Baie, son atelier emploiera près de 150 personnes. Les poteries de Terre-de-Bas seront au centre d’un intense commerce avec les habitations sucrières. L'activité sur l'île se développe et de nouvelles cultures apparaissent dont l’indigo, le café et le cacao. Des vestiges d'habitations rappellent cette période faste, habitation L’Etang, habitation Leroy Prudent, habitation Houëlche à l’Anse à Chaux, Lasserre à Case Cap. En 1802, les Anglais cèdent à la pression des attaques françaises avant de s'emparer à nouveau des Saintes, mais pour la dernière fois, en 1815. L'année suivante, le 25 Juillet 1816, la Guadeloupe est rendue à la France par le traité de Venise.
Le premier bourg de l’île, Petites-Anses, est fondé en 1817 par Sainte-Marie Grizel. Il y fait construire la première église. Une plaque de marbre située au cimetière rappelle le rôle majeur joué par cet homme. Le bourg de Grande-Anse apparut après l’abolition de l’esclavage car les travailleurs libérés, notamment ceux des poteries, se trouvaient surtout sur cette partie de l'île. Outre l'agriculture et la poterie, les habitants se tournèrent vers la pêche. Ceux de Petites-Anses assuraient une liaison facile avec la capitale de l’île, Basse-Terre, les marins de Grande Anse communiquaient directement avec Terre-de-Haut qui commerçait surtout avec Trois-Rivières et Capesterre, capitale politique du canton englobant Les Saintes.
Jusqu’à la fin du XIXè, Terre-de-Bas ne forma avec Terre-de-Haut qu’une seule collectivité administrative appelée Commune des Saintes. Pour des raisons pratiques, à l’instigation du Maire de l'époque Jean-Pierre Lognos et à la demande des conseillers de Terre-de-Bas, il fut décidé de créer deux communes distinctes, indépendantes l’une de l’autre. C’est ce qui se fit le 9 août 1882. Au début du XXè siècle un autre activité va se développer, les plantations de bois d’Inde qui entraineront la construction de plusieurs distilleries, dont celle de Grand Baie qui continue aujourd'hiui son activité. La départementalisation, l'essor économique de l'après guerre et la modernisation des transports accélèreront le développement de l'île. Les activités de la pêche se structurent et les premières initiatives pour un tourisme raisonné, à l'exemple de Terre-de-Haut, voient le jour. Il s'agissait d’offrir un cadre naturel préservé et de mettre en valeur les traditions agricoles, culturelles et d'hospitalité de l'île.

Visite de Terre-de-Bas.

L'accès à Terre-de-Bas se fait par bateau au départ de Trois-Rivières (30 min) ou de Basse-Terre (45 min). Certains bateaux font une escale à Terre-de-Haut avant. On peut partir aussi depuis l'embarcadère de Terre-de-Haut (10 min).
Escarpée et Montagneuse, une superficie de 945 ha, plus vaste que sa voisine Terre-de-Haut, constituée d'un plateau central couvert d'une petite forêt tropicale où culmine le Morne Abymes à 293 mètres, Terre-de Bas offre au visiteur de multiples opportunités de balades au cœur de la nature et de détente le long du littoral. Ses 1269 habitants vivent principalement de la pêche et de l'agriculture car la terre est ici beaucoup plus fertile que chez sa voisine, plus aride. Paisible, encore peu fréquentée, Terre-de-Bas a su préserver son authenticité, protéger son patrimoine naturel et maintenir un mode de vie traditionnel. Autant de précieux atouts pour le développement de l'écotourisme et la convivialité de l'accueil.
L'arrivée se fait dans l'Anse des Mûriers, sous la protection des statues de la Vierge et de Neptune, perchées en haut de chaque avancée, et surveillée par la batterie à canons de la Pointe du Fer à Cheval.
De là vous pouvez décider de partir à l'aventure tranquillement à pied, ou bien en véhicule à moteur (scooter, voiture, ou minibus). Le parcours suit d'abord le littoral le long de Grand Baie (ou Anse Fidelin). Arrêt à l'ancienne Poterie Fidelin classée aujourd'hui monument historique. Vue sur les éoliennes et superbe panorama sur les îlets de La Vierge, Les Augustins, La Coche et Grand îlet. Visite du Jardin pédagogique Eloi Germain à la découverte de la flore saintoise et de cette plante aux nombreuses vertus, le bois d'Inde. La route du littoral est très agréable jusqu'à Petites-Anses. Bâti dans une cuvette encerclée de montagnes, ce village accueille les édifices administratifs (Hôtel de ville, bureau de poste, écoles). Balade dans le bourg, visite de l'église Saint-Nicolas entouré de son cimetière, plein de poésie, où certains tombeaux imposants côtoient les modestes sépultures faites d'un simple tumulus de sable entouré de conques de lambi. La Place de la Mairie porte la dénomination du 9 août 1882, date de la création de la commune autonome de Terre-de-Bas. Petite escapade le long du stade jusqu'à la Mare Grand trou à observer iguanes, poules d'eau et tortues. Une rue en pente mène à la crique de Petite Anse. Les embarcations de pêcheurs et les nasses sont là, prêtes pour la prochaine sortie en mer. Repère des iguanes et lieu privilégié pour observer, le soir venu, de magnifiques couchers de soleil. La route plus au nord suit un chemin boisé jusque la crique de l'Anse à Dos, hâvre de paix, vue exceptionnelle sur la Pointe Miquelon et l'océan. Les nombreuses anses qui bordent l'île sont autant de départs pour les sorties en mer, car l'archipel abrite une grande diversité de poissons coralliens (perroquets, tanches, cardinal, poissons coffres, mérous, colas, chirurgiens etc.), pélagiques (carangues, daurades, thons, thazars…), des langoustes, des crustacés, mollusques et coquillages dont le savoureux lambis. Il n'est pas rare d'apercevoir dans le Canal des Saintes des cétacés, baleines à bosse, cachalots ou dauphins qui viennent se reproduire dans les mers chaudes des Antilles. Terre-de-Bas dispose aussi de spots de plongée particulièrement réputés où l'on peut admirer plusieurs espèces de tortues marines dont certaines sont endémiques des Petites Antilles. Retour su terre avec la randonnée de la Trace du Morne, au départ de Petites-Anses, à la découverte du bois d'Inde, arbre rare, pourtant très répandu sur l'île. Cette trace aboutit au pied du Morne Paquette (247m) en traversant la forêt tropicale sèche. On rejoint la route du nord, attention, car elle n'est pas carrossable, donc, c'est à pied que l'on termine le parcours jusqu'à la bourgade de Grande-Anse. Plusieurs autres randonnées faciles au départ de Grande-Anse permettent de pénétrer au cœur de l'île en bénéficiant de points de vue magnifiques. Outre le bois d'Inde, on peut au cours de ces balades admirer la flore typique des forêts xérophiles des îles volcaniques des Antilles, cactus Tête à L'Anglais, bois savonnettes, merisier (méku), gommier rouge, frangipanier ou tamarinier dont les fruits sont utilisés pour fabriquer une confiserie artisanale, spécialité de l'île, le “limbé“. Grande Anse est bordée d'une plage au sable blond plantée de cocotiers. Depuis la plage vue exceptionnelle sur Terre-de-Haut, le Pain de sucre et à l'Ilet Cabrit. L'artisanat est encore ici très présent, on y fabrique des vanneries et le fameux chapeau "salako", encore porté par certains pêcheurs, bout pointu, conçu en fibres végétales de bambou, recouvert de tissu, dont la fabrication est traditionnellement réservée aux hommes - www.terredebas.com. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
 
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