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Paradoxe

Lamentin

Basse Terre - 16 313 Hab.

 

Lamentin, Art de vivre.

Incursion dans le passé au temps des anciennes habitations, voyage dans le présent à la rencontre d'une population active et volontaire, la visite de la commune, terre d'équilibre et terre de création, emporte vers la douceur du rêve et le plaisir de vivre. S'appuyant sur ses richesses naturelles et sa vocation artistique largement affichée, Lamentin s'est résolument tournée vers le développement d'un tourisme culturel soigneusement organisé grâce à l'implication de l'ensemble de la population et à la création d'infrastructures d'hébergement bien intégrées. Espaces de loisirs et restaurants sont répartis sur la commune qui dispose de plusieurs établissements où déguster ouassous, langoustes et de nombreuses autres spécialités locales.
Séparée de Baie-Mahault par la Ravine sans nom et de Sainte-Rose  par la Grande Rivière à Goyaves, Lamentin, qui s'étend sur 65,5 km2, dispose d'un environnement unique. Au milieu de ses charmantes vallées, à l'ombre des gigantesques manguiers et de grands arbres à pain, avec comme témoins les vestiges de quelques habitations au riche passé sucrier, on parcourt les champs de canne et les sentiers qui sillonnent vers Chartreux, Bagatelle ou Castel. Au fil de la promenade, on suit l'emblématique Itinéraires Karuptures, où chaque étape propose d'admirer une œuvre monumentale à l'air libre d'un artiste contemporain, ou on s'éloigne un peu pour pénétrer jusque dans les hauteurs de la commune où se cachent discrètement anciennes maisons coloniales et belles villas au jardin fleuri. Sur la route forestière de Guyonneau qui suit la rivière, on découvre de multiples essences d'arbres et de belles cascades. L'espace thermo-ludique René Toribio de Ravine Chaude est tout proche. Situé à 110 m d'altitude, récemment rénové, apprécié des Guadeloupéens comme des touristes qui viennent ici chercher détente, repos et soins.
En rejoignant la D1, on débouche sur l'ancienne usine de Grosse Montagne, témoignage d'un riche passé sucrier. La route vers le bourg passe devant l'école de La Rosière. Là se trouve bien en évidence une œuvre de l'itinéraires karuptures, “La Madone et l'enfant“, sculpture en pierre de l'Argentin Léopoldo Maler. La D1 continue jusqu'au pont près du pont de Bréfort où se tiennent, de part et d'autre de la nationale, l'œuvre du Guadeloupéen Joël Girard “Il faut plus qu'une fois“ et “Coucher de soleil“, la sculpture souple et longiligne du Porto-Ricain Pablo Rubio (mai 1994). A l'entrée du bourg, une nouvelle œuvre attire l'œil, “Lumi-Naissance“ (1999) de l'artiste guadeloupéen Pierre Chadru. Devant le Parc de Verdure, lieu de détente et de rassemblements, les lamelles colorées piègent les effets de lumière sur l'œuvre de Carlos Cruz Diez (1998). Au nord du bourg, le quartier de Blachon, sur le Grand cul de sac Marin. C'est dans cette baie de 15 000 hectares bordée par des mangroves, des forêts marécageuses et des marais herbacés aux fonctions écologiques majeures que se jette la Grande Rivière à Goyaves. Le plan d'eau se prête merveilleusement à la pratique d'activités nautiques. Le port de pêche est pittoresque, l'ancien quartier conserve encore quelques maisons de bois à l'architecture coloniale. On se retrouve rapidement rue de la République et sa place centrale, qu'entourent les édifices de style Ali Tur, architecte délégué par l'Etat français après le cyclone de 1928. Au centre de la place, haut de six mètres, se dresse le “Totem“ du sculpteur colombien Edgar Negret (1994). Juste après le stade, c'est la Médiathèque. Sur un miroir d'eau, “L'envol“ du sculpteur Ruth Richard. Au théâtre de verdure, si tout est permis en matière de création et de divertissement, l'étape de l'itinéraire Karuptures, active nos consciences. S'impose là l'impressionnant “Hommage à l'abolition de la servitude“ par le Suédois Erik Dietman (mars 1996). Le Ciné-Théâtre et la salle des fêtes ne sont pas loin. A Lamentin, art et culture se conjuguent et se vivent au quotidien. Ce parcours d'ouverture sur le monde conduit dans la cour de l'école de Vincent, surplombant la nationale, “La chauve-souris dans l'oreille d'un chat“ œuvre de l'Américain Dennis Oppenheim.

Visite de Lamentin.

C'est en référence au lamantin, mammifère marin aquatique herbivore à la peau brune qui vit encore à l'embouchure des fleuves de certaines régions tropicales, que les Caraïbes qui vivaient ici lui ont donné ce nom. Estimé autrefois comme un site stratégique grâce à l'embouchure particulièrement large de la Grande Rivière à Goyaves et désigné par beaucoup, dont le célèbre Père Labat, pour faire de cette commune un centre portuaire d'envergure, Lamentin a pourtant choisi très tôt une vocation rurale. Aux premiers temps de la colonisation, café, cacao, tabac, manioc, cultures vivrières diverses étaient la richesse du lieu. De nombreuses familles disposent encore aujourd'hui d'un jardin créole où poussent ignames, patates douces, légumes à potage et plantes arômatiques. A la fin du XVIIIè siècle, la commune, qui comptait alors 20 sucreries, 95 caféières et 30 cotonneries, se consacra essentiellement à la culture et la transformation de la canne à sucre. Les récoltes étaient acheminées par voie fluviale et plus tard par voie ferrée vers les usines. Pendant plus d'un siècle la région bénéficia de l'activité des habitations. Hélas, les nombreuses sucreries ont successivement disparu, ruinées par la crise de 1890. L’usine de Grosse Montagne, qui broya jusqu’à 250 000 tonnes de cannes par an, reste le vestige le plus apparent de cette intense activité industrielle. Sa fermeture en 1996 marqua pourtant un nouveau départ pour la commune dont la position, à l’intersection des plus grands flux d’échanges économiques de l'île, à quelques minutes du port et de l'aéroport, permit de trouver un nouvel essor. Mieux structurés, les exploitants agricoles surent valoriser les terres cannières et diversifier la production (ananas bouteille, pastèques, aubergines, racines). L'implantation d'activités artisanales (aquaculture, spécialités culinaires, bâtiment) et surtout le développement de la zone d'activité de Jaula sur plus de 30 hectares ont transformé le tissu économique de la région et des zones résidentielles se sont créées.
Acteur incontournable de cette évolution : le bourg. Cest en 1730 dans cette zone marécageuse, le long d’un cours d’eau se jetant dans la baie de “Blachon“ que la paroisse de Lamentin fut créée. Un relevé cadastral témoigne du souci de faire de ce lieu un centre urbain. Trois églises furent construites avant l'actuelle bâtisse. Lors de la reconstruction de différents bâtiments publics après le cyclone de 1928, l'architecte délégué par le gouvernement Ai Tur, élève de Le Corbusier, chargé d'imaginer le noyau urbain complet de la cité, choisit de réaliser sa conception du centre ville type du village guadeloupéen. L'église, la Mairie, l'ancien palais de justice qui abrite aujourd'hui l'école de musique et plusieurs autres édifices ont bénéficié du savoir-faire de cet architecte qui a marqué l'île de son empreinte en y introduisant une conception nouvelle de l'architecture adaptée au climat tropical. Lamentin, qui compte aujourd'hui près de 16 000 habitants, dispose ainsi d'une ensemble architectural dont la protection et la valorisation soigneusement assurées confortent la vocation artistique de la commune.
Site d'art et de culture, ville natale d'Ernest Pépin (grand écrivain guadeloupéen), terre d'accueil de du grand homme politique Jean Hégésippe Légitimus et de nombreux artistes, Lamentin s'appuie aujourd'hui sur des structures capables de répondre aux besoins de la jeunesse en matière d'instruction et de divertissement. Outre l'itinéraire Karuptures, symbole de cette volonté de s'ouvrir sur le monde par l'art, la Médiathèque, dont la mission est de faciliter l'accès à la culture sous toutes ses formes, le Ciné-théâtre où cinéphiles avertis et amateurs de spectacle venus de tout le nord Basse Terre aiment se retrouver, l'Ecole de musique qui accueille près de deux cents inscrits, le café-musique Le Mahato et la salle des fêtes participent activement à cette émulation culturelle et artistique. Au cœur de l'animation, les services dédiés à la culture et au tourisme de la Municipalité jouent un rôle fondamental dans la promotion des événements.
Sur cette terre d'accueil et de loisirs, les Lamentinois œuvrent pour le bien-être commun, peuple et nature indissociables. La réhabilitation de l'usine de Grosse-Montagne, l'animation de la base nautique de Blachon, la modernisation du site de Ravine Chaude, avec piscine communale et structures de soins, l'aménagement de sentiers de randonnées en forêt, parcours à vélo et balades dans la mangrove participent à cette nouvelle dynamique engagée pour la commune. Ils ont aussi l'esprit de compétition. Les maillots rose bonbon des cyclistes de l'USL bénéficient d'une immense notoriété. Les footballeurs et handballeurs du Stade Lamentinois et les titres de champion en athlétisme (Claude Issorat, plus récemment, le jeune Bélocian) appartiennent au patrimoine sportif local. Le gymnase, le magnifique plan d'eau de Blachon, le circuit de Bellevue pour les sports mécaniques complètent la palette des nombreux sports pratiqués sur la commune. Les fameux concours de bœufs-tirants ont lieu chaque année. Le club local “les ambassadeurs“ représente fièrement la commune lors des compétitions qui se déroulent dans le département. Une partie du patrimoine qui s'anime et une tradition rurale qui retrouve un nouvel essor. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. 

 
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