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Paradoxe

Port-Louis

Grande-Terre - 5 867 Hab.

 

Port-Louis : défis d'un peuple, terre de contrastes.

Ancrée dans de fortes traditions de luttes populaires, Port-Louis a joué au fil des siècles un rôle de premier plan dans l’histoire économique et politique de la Guadeloupe. Appelée Pointe-d'Antigues (le chef Caraïbe Simon, dernier de la lignée des chefs Caraïbes de la Pointe d’Antigues meurt en 1731), rebaptisée sous la Révolution “Port Libre“, la ville fut dotée au XIXè siècle du nom de Port-Louis pour sa façade ouverte sur la mer et en souvenir de Louis XIV. Moins d'un siècle après la colonisation en effet, l'importante circulation maritime le long des côtes de cette partie de la Guadeloupe favorise l'établissement littoral du bourg. Port-Louis possède alors le statut de rade foraine (celle-ci, couverte par des récifs, ne pouvant servir qu'aux navires de cabotage), les navires ne pouvant mouiller que quelques jours pour vendre leur cargaison et acheter des denrées, mais seulement à une période donnée (15 juillet - 15 octobre).
Là se trouve déjà l'emplacement d'un important domaine foncier. Dès cette époque, Port-Louis remplit une fonction militaire de surveillance du Grand Cul-de-Sac Marin, comme l'attestait l'existence d'une fortification au nord du bourg ainsi que de deux batteries défensives qui seront détruites par les Anglais en 1809. Le village dispose alors de deux quartiers de pêcheurs, celui du Souffleur et celui de Rambouillet.
Mais l'histoire de Port-Louis est intimement liée à celle de la canne à sucre. Vers 1817, le territoire de la commune compte vingt-six sucreries et autant de moulins. Pourtant dès 1837 et suivantes, la concurrence du sucre de betterave et, plus tard (1848), l’abolition définitive de l’esclavage, rendant plus difficiles les conditions de production et les débouchés commerciaux, ce système économique déclinera au profit des usines centrales.
En 1843, la commune subit un violent tremblement de terre. En 1863, elle est frappée par le choléra et la sècheresse. La même année, Armand Souques transforme la sucrote familiale de l'habitation Beauport en usine sucrière.
Cette usine jouera un rôle majeur dans l'activité économique de toute la région. Son histoire commence en 1732 lorsqu'elle n'était qu’une habitation-sucrerie. En 1813, elle appartient à la famille Ruillier et comprend 96 hectares et 70 esclaves. La Révolution française et l’effondrement du système esclavagiste marque le début du déclin des Ruillier, comme celui de la plupart des grands propriétaires blancs. En 1836, Armand Souques, déjà à la tête de plusieurs domaines, se porte acquéreur de l’habitation. Vers 1840, vingt-six habitations constituent Beauport. Pour faire face à la crise, Armand Souques entreprend de moderniser le site et fait installer l’un des premiers moulins à vapeur de l’île. En 1860, Beauport se classe parmi les toutes premières habitations de Guadeloupe. Conscient que le salut vient de la concentration des moyens de production, l'entrepreneur fait de Beauport une usine centrale. Un réseau de voies ferrées est développé. Un important domaine foncier est constitué. Amand Souques devient maire de Port-Louis en 1845 pour une durée de 20 ans. Ernest, son fils, poursuit la modernisation. A partir de 1901, l'horizon s'assombrit pourtant. Fragilisée par les difficultés financières et sociales, frappée par les cyclones et des sècheresses successives, le déclin de l'usine est inexorable. Elle fermera ses portes en 1990.
Face aux difficultés, les Port-Louisiens ont démontré une extraordinaire capacité à réagir. La commune a dès le XIX° siècle eu ses grands hommes en charge de l’administration communale qui ont dessiné le territoire d’aujourd’hui. En 1925, la ville lance de grands travaux d'urbanisation. Après le cyclone de 1928, les chantiers reprennent. Le début des années 1950, à nouveau marqué par des conflits sociaux et politiques, voit la commune se tourner vers de nouvelles activités. Depuis quelques années, de la mangrove au bourg, du littoral aux plaines centrales, les projets apparaissent. L'extension du port, l'aménagement des sites touristiques, la rénovation du patrimoine donnent un nouvel élan. Plusieurs infrastructures récentes (lycée polyvalent Nord Grande Terre, premier lycée HQE de Guadeloupe, Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes “Soleyanou”,  ZAC de Rodrigue, qui prévoit l'installation de projets touristiques tournés vers l’hôtellerie et l’éco-tourisme, nouveaux programmes de logements…) accompagnent le développement de la commune. Mais les 5 580 habitants que compte la ville n'ont pas oublié leur traditionnel sens de la fête et plusieurs manifestations sont organisées au cours de l'année où visiteurs et autochtones partagent leurs émotions dans une exceptionnelle convivialité. Parmi elles, le “Mémorial Chaben“ qui célèbre l’une des grandes figures guadeloupéennes de la pratique du Chant “Véyé“ le port-louisien Gaston Germain-Calixte dit “Chaben“, les concours de bœufs tirants animés par l'association “Etoile du bonheur“, la fête de Port-Louis au programme varié et les nombreux événements qui se déroulent sur le site de Beauport, le Pays de la canne. Les amateurs de sports ont le choix entre les activités nautiques (voile, plongée), les sports d'équipe avec le Real Club comme équipe fanion et les randonnées.

Visite de Port-Louis.

S'étendant sur une superficie de 44,24 km2, au nord-ouest de la Grande Terre, ouverte sur la mer des Antilles, la commune de Port-Louis dispose d'une grande variété d'atouts naturels et patrimoniaux : des paysages de canne à perte de vue associés à un riche passé sucrier, un littoral propice à la pêche, une vaste mangrove, un patrimoine architectural encore préservé et l'histoire d'un peuple combatif qui a su au fil des siècles relever les nombreux défis que lui imposèrent les colères de la nature et une succession de crises sociales.
Manifestation évidente de ce destin maitrisé, la ville de Port-Louis. Une promenade dans ses rues paisibles réserve tour à tour émotion et étonnements. Les bâtiments publics reconstruits après le cyclone de 1928 par l'architecte  Ali Tur, les nombreuses maisons traditionnelles encore bien conservées des rues Schœlcher, Gambetta, Achille-René Boisneuf, les réverbères qui veillent sur la place des Antilles, donnent à Port-Louis un cachet exceptionnel. L'église, plusieurs fois détruite, chaque fois reconstruite, abrite un bel autel en marbre de carrare. Au sud de la ville, le port, typique, où les marins vendent les produits de leur pêche, daurade coryphène, poisson perroquet, mérou etc. Son extension récente privilégiera le port des pêcheurs comme celui réservé aux plaisanciers. De là, vue sur la mangrove, forêt domaniale, avec la Pointe de la Guérite et la Pointe Gris-Gris.
Sur la côte nord, exposée sous le vent, l'eau est lisse et claire, les fonds sont riches, même au bord.
Là se trouve la magnifique plage de sable blanc de l'anse du Souffleur. Réputée pour la chasse sous-marine et l'aquariophilie, très prisée des Guadeloupéens, elle accueille régulièrement des manifestations festives. Le cimetière marin, tout proche, protégé par un enrochement, apporte une discrète touche de poésie par la simplicité des tombes entourées de conques de lambis. De là part le sentier du littoral pour la découverte à pied des marais nord, vaste zone de mangrove, de vasières et de prairies humides située à l'arrière d'un platier (surface plane légèrement inclinée vers la mer, taillée par les vagues) et du cordon sableux littoral. Entre lagon et mangrove, sur 2 km environ, la route conduit à la Pointe d'Antigues. Une plongée dans l'eau délicate aux petits fonds herbeux et coralliens est autorisée. Les champs d'anémones complètent l'instant magique. Les antillais viennent ici pêcher oursins blancs et chatrous. A la pointe, spectacle grandiose, un trottoir rocheux forme une baignoire naturelle. Le site est poissonneux, les pêcheurs à la ligne sont là. Les bernards-l'ermites nourris par les déchets des pique-niqueurs pullulent mais les "yen-yens" (sorte de moustique) peuvent venir aussi, surtout en fin d'après-midi. Bientôt un sentier sous-marin se déploiera de la Pointe d’Antigues vers Case Moustache.
Dès que l'on quitte la ville, on se retrouve au milieu des champs de canne. Toute la région s'est consacrée à la fabrication du sucre et la trentaine de moulins répertoriés sur le territoire de Port-Louis témoignent de cette activité passée. Plusieurs sont visibles de la route, moulins de Rodrigue, Paul Aubin, Goguette, Saint-Pierre à l'est des marais, Bétin, Montalègre près de la N6, moulin de Brument, de Belin, sur la D128, plus à l'est Plaisance, Beuthier, Pelletan (N8), Romain, en allant vers Campêche.
Symbole de ce glorieux passé, l'usine de Beauport, devenue Musée de la canne. L'ancien fleuron de l'économie sucrière du Nord Grande Terre ouvre ses portes aux visiteurs. C'est un véritable centre de culture scientifique et technique dédié à la tradition cannière. Un voyage ludique et pédagogique fait revivre l’histoire du sucre sous la conduite des animateurs.
Au cœur du territoire, situé à 4 km du littoral, le lac de Gaschet est le plus grand plan d'eau douce de la Guadeloupe. Il accueille une grande diversité d'oiseaux. La ravine du même nom passe sous la route N6, offrant à proximité du pont un coin de nature très agréable. A quelques dizaines de mètres, se trouve un temple hindou - www.mairie-portlouis.fr. Cartes touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme.

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