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Basse-Terre

Basse Terre - 11 049 Hab.

Basse-Terre : riche patrimoine, vaillance d'un peuple.

La ville de Basse-Terre, chef-lieu de la Guadeloupe, est située au sud de l'île, entre la mer des Caraïbes et l’amphithéâtre montagneux dominé par le massif de la Soufrière. Basse-Terre doit son appellation au vocabulaire employé en marine à voile pour désigner au XVIIè siècle les terres abritées du vent par opposition à la Capesterre, située face au vent. Étendue aujourd’hui sur 578 hectares, son site se caractérise par une topographie animée entre mornes, plaines alluviales et falaises. L’abondance en eau douce, véhiculée par une dizaine de ravines et 3 rivières (rivière du Galion, rivière aux Herbes et rivière des Pères), est une de ses richesses naturelles qui favorisa l’installation des hommes bien avant l’arrivée des Français.
En effet, les nombreuses fouilles archéologiques effectuées entre 2000 et 2006 ont révélé aux abords de la cathédrale, place Saint-François, cimetière colonial de l'église Saint-François et sur le site du port autonome des preuves d'occupation remontant jusqu’à 800 ans avant Jésus-Christ (céramiques, outils de pierre, de coquillages, parures, charbons de bois… ainsi qu’une sépulture). Au XVè siècle, les Espagnols, sur la route de l’or, s’y arrêtaient pour faire des provisions d’eau douce (rivière du Galion).
L'expédition qui partit de l'île de Saint-Christophe en 1635 conduite par Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville, auxquels se joignirent 4 missionnaires et 550 colons débarqua à la Pointe Allègre puis descendit vers le sud afin d'investir ce secteur. Charles de l'Olive entreprit alors une guerre sans merci contre les Indiens caraïbes. Mais les dominicains venus pour les évangéliser se dissocièrent de cette entreprise meurtrière et obtinrent une concession importante dans le sud de l'île. Les premiers colons s'installèrent d'abord sur la rive gauche de la rivière Le Galion, à l'instar du lieutenant général Aubert qui succèda à Charles de L'Olive au gouvernement de l'île. En 1643, Charles Houël, nommé gouverneur et sénéchal de la Guadeloupe, acheta l'île à la Compagnie des îles d'Amérique. En 1649, il occupe la rive droite du Galion et bâtit dès 1650 un fort. Des religieux élèvent la première église, qui deviendra l'église Notre-Dame du Mont-Carmel. Le bourg ne comprend alors que le quartier du Carmel et ne s'étendra au delà de la Rivière aux herbes qu'à la fin du XVIIè siècle, avec la création du quartier de Saint-François. Vers 1680, des Capucins bâtissent une chapelle dédiée à Saint-François d'Assise, là où se trouve l'actuelle cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe. Autour de ce lieu de culte nait un second foyer de peuplement. De part et d'autre de  la rivière aux Herbes existaient donc deux zones d'habitation. Les attaques des Anglais, qui incendient le bourg initial de Basse-Terre en 1691 et en 1703 incitent les habitants à se replier sur le nouveau bourg de Saint-François. Un pont de pierre est construit en 1739, en remplacement d'un gué et d'un pont en bois traversant la rivière aux Herbes. Les Anglais occupent la ville de 1759 à 1763, période assez prospère pour Basse-Terre. Dès 1765, les gouverneurs français Nolivos et d'Arbaud entreprennent de nombreux travaux d'urbanisme et d'assainissement. Des ponts sont construits et relient les deux quartiers qui forment désormais une seule bourgade. La période de la Révolution touche Basse-Terre dès  septembre 1789, mais les Anglais reprennent la ville le 22 avril 1794 alors gérée par le gouverneur Collot, pas pour longtemps puisque Victor Hugues, envoyé par la Convention depuis Paris les en déloge en décembre de la même année. En 1802 les troupes du général Richepanse, mandaté par Napoléon Bonaparte pour rétablir l'esclavage, se heurtent à la résistance inconditionnelle de Louis Delgrès et de ses compagnons d'armes. Celui-ci se replie dans le fort le 20 mai 1802 et l'abandonne le 22 mai après de durs combats. La ville sera à nouveau occupée (du 6 février 1810 au 30 mai 1814 et du 10 août 1815 à juillet 1816) et subira les attaques de quatre cyclones (1816, 1821, 1825 et 1844) la fragilisant pendant plus de 30 ans. Mais Basse-Terre la vaillante reprend sa marche en avant avec l'aménagement du Champ d'Arbaud, la construction de l'hôpital militaire (actuel Lycée Gerville-Réache), d'un évêché, de l'hôtel de ville (1889) la création de nouveaux quartiers tels que Trianon, Versailles, Petite Guinée, Petit-Paris, malgré les caprices de la nature et une mémorable épidémie de choléra en 1865. Les limites de la commune ont varié au cours des siècles. Le décret colonial du 20 septembre 1837 entérine la création des communes (remontant au 12 novembre 1789) et fixe les pouvoirs du maire et du conseil municipal. Le territoire de Basse-Terre était jusqu'en 1837 scindé en deux : l'intra-muros et sa proche périphérie qui s'étendait jusqu'aux pentes de la Soufrière, puis deux nouvelles communes, les futurs Saint-Claude et Gourbeyre furent dessinées sur son territoire. Une délibération du conseil municipal du 15 mars 1839 précise les limites de la commune. Le 16 octobre 1953, la commune est agrandie et englobe les quartiers du bord de mer de Rivière-des-Pères et de Pintade, trop éloignés de Saint-Claude, ainsi que les sections Thillac, Morne-à-Vaches, Desmarais, Guillard et Delille. Elle sera la première ville à être électrifiée en 1913. Après le cyclone de septembre 1928, plusieurs édifices sont construits par Ali Tur, Palais du Conseil Général, marché, dans les années 1930. Après 1960, un nouveau port remplace les quais en bois, le boulevard maritime succède à la grève de galets qui longeait le littoral.
L'année 1976 restera dans toutes les mémoires. L'éruption de la Soufrière a conduit à l’évacuation de la partie sud de la Basse-Terre. 25 000 personnes du sud Basse Terre évacuèrent spontanément la zone pour se réfugier vers la Grande-Terre Le 15 août, l’évacuation totale et obligatoire du sud de Basse Terre fut ordonnée. Elle dura jusqu’au 18 novembre 1976. Heureusement, l’éruption ne fit d’autres dommages que matériels. Cet événement bouleversa la démographie et l'organisation administrative de la cité. Chef-lieu et centre administratif lui conférant une activité du secteur tertiaire très importante, Basse-Terre accueille le siège de la communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre et de nombreux édifices publics, la Préfecture, les bâtiments du Conseil régional et du Conseil général, le Palais de justice, qui abrite la Cour d’appel, un tribunal d’instance, un Tribunal de Grande Instance ainsi qu'un Tribunal Administratif et un Conseil des prud’hommes. Basse-Terre bénéficie de la présence d'une Chambre des huissiers, d'une Chambre des notaires et d'une Chambre de Commerce. Elle possède un commissariat de police ainsi qu'une maison d'arrêt. La ville qui compte aujourd'hui 11 790 habitants, a toujours réussi au fil des siècles à surmonter les contraintes. Attaques anglaises, tutelle martiniquaise, croissance de Pointe-à-Pitre, déclin des activités traditionnelles, faible superficie de la ville, baisse de l'activité portuaire, catastrophes naturelles longtemps seul embarcadère officiel, ne l'ont pas empêché de continuer à rayonner sur l’agglomération du Sud Basse Terre par son dynamisme commercial, administratif, la vitalité de ses associations culturelles et sportives et le renouveau de son activité touristique avec le développement de son port de croisière, porte ouverte sur les nombreux sites naturels de l’île.

Visite de Basse-Terre.

Organisée le long d'une artère principale jadis nommée Grand'Rue, la ville de Basse-Terre s'est d'abord construite de part et d'autre de la Rivière aux Herbes avec les deux zones d'habitations des quartiers du Carmel et de Saint-François. Elle s'est ensuite développée le long de l'étroite bande littorale s'étirant sur plus de 3 km entre la mer des Caraïbes et les premiers mornes de la structure centrale montagneuse de l'île comprenant le massif volcanique de la Soufrière au nord-est, les Monts Caraïbes et le Houëlmont au sud-est, enserrant la ville. Classée “ville d’art et d’histoire“ depuis 1995, la cité offre au visiteur du fort Delgrès à l'est à la distillerie Bologne à l'ouest, un patrimoine riche, témoin des grandes pages de notre histoire et des mutations culturelles, sociales et économiques qui rythment la vie guadeloupéenne. Ses immeubles à l’architecture traditionnelle, ses places et jardins, ses trottoirs pavés sont imprégnés de l'art de vivre et de la sérénité de ses habitants qui contribuent à leur donner une âme. Une quinzaine de monuments publics et privés sont protégés parmi les Monuments Historiques et se laissent admirer ou raconter, à commencer par le Fort Louis Delgrès, haut-lieu de l’histoire de la Guadeloupe, berceau de la ville, aux aménagements à la Vauban, construit au milieu du XVIIè siècle sous le règne de Charles Houël, seigneur propriétaire de l’île en 1649. Puis on pénètre dans la ville appréciée pour le charme de ses quartiers anciens qui constituent le cœur historique du chef-lieu. Dans le quartier du Carmel aux ruelles sinueuses et au relief marqué, premier “bourg de la Basseterre“ qui fut centre religieux et ville de garnison, on observe l'église Notre-Dame du Mont-Carmel et le lycée Gerville-Réache où fut installé jusqu'à la Révolution le couvent des Carmes. On découvre ensuite plusieurs édifices caractéristiques, le Palais de Justice et le Palais du Conseil général, de part et d'autre du Boulevard Félix Eboué et plus au nord, le Palais d'Orléans (palais du Gouverneur), qui sont les trois premiers édifices officiels réalisés entre 1930 et 1935, par Ali Tur, l'architecte des colonies ayant été sollicité par le gouverneur de l'époque après les dégâts occasionnés par le cyclone de 1928. Rompant avec la tradition, il remplace le bois par le béton armé. Ces palais sont protégés au titre des Monuments historiques depuis 1990. Tout près se trouvent le Champ d’Arbaud, agréable place, et dans son prolongement le Square Pichon, jardins de l'ancien gouvernement anglais aménagés en lieu de promenade. On trouve ici l’Artchipel, scène nationale de la Guadeloupe. Plus au  nord, le Jardin botanique qui abrite actuellement plus de 130 espèces d’arbres et de plantes d’origines diverses et la remarquable Maison des Aînés. En redescendant vers le boulevard maritime, c'est la sculpture monumentale intitulée “Sé lavi-la ki pli bèl“ (c’est la vie qui est plus belle) qui s'impose. Le front de mer est un espace convivial, lieu de promenades et de manifestations culturelles et sportives. On parvient au marché, incontournable spectacle, coloré, animé et bruyant, plein de senteurs et de saveurs et on rejoint le quartier Saint-François le bourg commerçant au relief plat, sa trame en damier, ses vastes entrepôts en bordure de mer, ses boutiques, sa rue piétonne, la Cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, construite par les capucins au XVIIIè. On emprunte ensuite le cours Nolivos pour arriver sur la Place de la Liberté où s'impose l’hôtel de ville. On peut observer tout autour plusieurs édifices remarquables, dont l'auditorium et la maison Chapp. Le passage Cicéron permet de pénétrer dans les rues adjacentes, du Docteur Pitat, Baudot où se trouvent la Maison du Patrimoine et l'office de tourisme du Sud Basse Terre, Peynier… et prendre le temps d'admirer de magnifiques façades d'anciennes maisons bourgeoises. Au sud, c'est le port et son animation. On emprunte ensuite les rues des Corsaires et du Père Labat, ancien secteur commerçant avec ses entrepôts et petites ruelles appelées cales qui donnaient directement sur le port, avant d'atteindre le quartier de Calebassier en direction de la Rivière des Pères. Petite balade le long de la mer sur le boulevard récemment aménagé. Non loin se trouve la distillerie Bologne, seul témoin du passé sucrier de Basse-Terre. Cartes de Guadeloupe touristiques Chemin Bleu et plans-guides de villes disponibles à l'Office de tourisme. www.ot-sudbasse-terre.com

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